‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 6 sur 121 · LE PALAIS-BOTAL · texte numérisé non relu

LE PALAIS-BOTAL

JMUai^ tsravaiiK de fbnkune pcmr rentrer àm^ tes safens d-0ppenor(i)9 et d'oublier Je Pakis^Royal dé aos jours pour raconter le Pakbs^&oyal d'autrefois (i).

Ce palais était ie rendes^vous de tout ce qq^ la ville et k oour possédaient de plus ^gant et de plus distingué y et la &miUe d^ r^g^nf: en éjtait le premier ornemoit. Là fe irisaient remarquer i$a mérè , €harlottir de Bavière , ^i &ère de f^iiai3sance, si naïve &W* ^a laideur, si pittoresque dans ses

(i) Architecte du régent.

(a) J4^ 4iic drOir)éai^, aDJounl'i|ttî nû desprasçais^ a confié à nos artistes; mo(leriie&:le soiu die reproduira dans des tableaux historiques les scènes principales qui ont illustré le Palais-Royal depuis Richelieu jusqu'à nos jours.

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écrits (i ) i; let k ducbesse d'Orléans^ belle, spiritxielle et paresseuse avec délices; et ta ^cbe^e de Berry> si jolie , isi vire , qui expia par une mort prématurée sa folle abdèur pour les plaisirs; et cette abb^se de GI|dles qui/ irée avec toutes les grâces, pré^ fera ies austérités du dohre aux séductions de la cour: et mademoisdle de Valois au regard si teadre, au eœur si français ; et mademoifcdle as Moûtpensier qui monta à qtiîiue ans sur un trpne étranger et revint mourilr dans sa patrie ^ enfiii , madem oiMfle dfi Beoujôlqîs et' la' princesse de Conti qui t^ttfces deu$ avalent l'esprit et la beatité de

(i) Cette princesse a laissé des mémoires extrêmement curieux.

lO LE PALAIS-ROTAL.

leur mère, et qui toutes deux ne brillèrent qu'un jour dans le monde.

Le régent est un de ces princes sur les* quels. les jugemens ne sont pas d'accord:

d'un côté , on n'a point osé être vrai ; de l'autre, on a mieux aimé adopter ime opinion toute faite que de prendre la peine de s'en composer une. Deux causes principales ont influé sur la conduite et sur la réputation du régent : la première , c'est sa place auprès du trône et sa position à la cour ; la seconde , c'est l'esprit de son tems. Il avait reçu de la nature tous les dons qui peuvent concilier la faveur : une belle figure, beaucoup d'esprit, de l'éloquence naturelle , une grâce plus persuasive encore , un grand courage , une bonté inépuisaMe , une faci-

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