‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 7 sur 121 · CHAPITRE VII, II · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII, II

lité extrême à oublier les injures, en un mot 9 tout ce qui fait aimer ou pardonner le pouvoir. Une funeste influence , la jalousie innée dans les branches aînées contre les branches cadettes, vint paralysera la fleur de rage ces brillantes qualités. Louis XIY, qui était Tégoîsme couronné, n'avait point pardonné à Philippe d'Orléans, soh frère, la victoire de Cassel : il ne se montra pas moins envieux du fils, dont les premières campagnes avaient révélé la valeur et les talens (i); il se refusa long-tems à lui donner

(i) A la bataiUe de Steinkerque , M. Darcy voulaot user de sa qualité de gouvemeur, pour modérer Tardeur du duc de Chartres : « Corbleu! s'écria le jeune prince , je vous préviens que je ne connais ici que mon épée pour gouverneur. » £^ il s*éUnça an

la LE PALA.IS-ROTAL.

uil côtnmâtidementy et métaié il est à remarquer que lorsqull y consentit , dés pleins pouvoirs remis ^secrètement à un autre général venaient enchaîner le courage et la volonté dû prince (i). Céàt à cet éloigneinent, & l'oisiveté qui en fut la suite, qu'il fatit attribuer les premiers désordres de sa -jeunesse, plus encore peut-être qu'aux

fort de la mêlée, et quoique blessé , il entraîna sur ses pas la maison du roi qui, par une charge brillante, décida la victoire.

(i) Sous les jnurs de Turin, le duc d'Orléans, commandant de Tarmée d'Italie en 1 708 , jaloux de se mesurer avec le prince Eugène, brûlait de donner la bataitfe. Le consefïl d'è guerre partageait son avis, tôfMr«M>t6M«ré^tfldeMiei;râin exBîBa Tordre du roi

^i défendait de livrer He combat; Oh laissa ainsi |fàsse^ i<e ttiôtn^ favorable , et Té lendemain Parmëé i^inçiH^ i^ot attaquée e* mise en défioulc.

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