‹ La Conspiration de CellamareChapitre 128 sur 166 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

cinq mille hommes de milice, on équipa un grand nombre de vaisseaux, et le commandement de l'expédition fut donné au maréchal de Berwick.

Berwick était une de ces figures tracées sur les modèles antiques : grand capitaine , bon citoyen, ami delà gloire, de la justice et de l'humanité , il rappelait Aristide dans l'exercice des vertus, Epaminondas sur les champs de bataille. Illustré déjà par quinze campagnes , il allait encore se montrer digne de sa haute réputation militaire. Il aurait voulu pouvoir commencer l'offensive par le siège de Pampelune ; c'était ouvrir à l'armée française le chemin de Madrid et jeter la terreur dans toute l'Espagne : mais ce siège eût exigé des préparatifs immen-

a3l) LA GUERRE.

ses ; on n'avait pas eu le tems de donner les ordres nécessaires : on se détermina donc à faire le siège de Fontarabie et de Saint- Sébastien. Vers le i5 mai 17 19, l'armée française s'assembla à Irun , d'où elle alla investir Fontarabie : cette place ne tarda pas à être prise , on rasa les travaux , on combla les tranchées, et la garnison conduite à Pampelune fut remplacée par deux bataillons français. Après ce premier succès, on fit le siège de Saint-Sébastien, qui capitula le 19 août. Urgel eut le même sort, et la saison des pluies étant survenue, l'armée française se retira dans ses quartiers d'hiver (1).

(1) Mémoires de Berwick.

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