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3o6 PIECES JUSTIFICATIVES.
LISTE NOMINATIVE DES PRINCIPAUX OFFICIERS QUI DEMANDENT DU SERVICE AU ROI d'eSPAGNE.
Claude François de Ferrète, chevalier de Saint-Louis , maréchal de camp et colonel de la cavalerie de France.
Boschet, chevalier de Saint-Louis, colonel d'infanterie.
Dalleri Despes , chevalier de Saint-Louis et lieutenant-colonel de cavalerie.
De Bonrepos, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine d'infanterie.
De Pinquoy, fils du comte de Pinquoy, maréchal de camp, mousquetaire, puis capitaine d'infanterie au régiment de Bassigny.
De Sabran, capitaine de dragons.
Le chevalier de Chabane, capitaine d'infanterie, réformé.
De La Rochefoucaud-Gondral.
Isidore Domingue Minatty, mousquetaire.
Desmichel, seigneur de Duscois, officier du régiment de Lyonnais.
PIÈCES JUSTIFICATIVES. 3o^
De la Beaume.
De Laval.
Le chevalier de Villeneuve.
De Fouches.
Dorie.
Dupin.
Même.
De Lescure.
Maubert.
Lecornte.
Despanel.
Rodes.
Estienne.
Planta, Dupuis, de Moreau, de Castaing , Darcé de Montciel , Louis de Grave , seigneur de Beaufort, etc., etc.
3o8 PIÈCES JUSTIFICATIVES.
lettre de m. le prince de cellamare aux ambassadeurs apres avoir ete arresté.
Monsieur ,
Le commun interest qui regarde tous les ministres des princes dans le tems qu'on viole en ma personne le respectable et sacré earacthere d'ambassadeur d'un grand et puissant monarque , m'oblige de vous donner connoissance (quoyque cependant tout Paris en soit instruit) de la manière avec laquelle, après m'avoir intercepté et ouvert avec tant de violence et aussy peu d'égard un paquet que j'envoyois au Roy mon maistre adressé à M. le cardinal Alberony, je me trouve arresté dans ma maison , aussy bien que le secrétaire d'ambassade , et gardé par un détachement de mousquetaires de la maison du Roy T. C, et tous mes papiers tant publics que secrets saisis et scellés ; n'ayant pas donné le moindre sujet à cette action , et ne pouvant m'empêcher de rendre compte à mon Souverain de tout ce qui peut contribuer dans cette déli-
PIÈCES JUSTIFICATIVES. 3c«9
cate conjoncture à son service et à la deffense naturelle de ses royaumes, il est évident que le droit des gens se trouve grièvement blessé et violé par plusieurs motifs , et qu'une telle violence qui ne s'est jamais vue, crie et demande à tous les princes une juste satisfaction et réparation d'infractions si grandes. C'est pourquoy je vous prie de rendre au plustost compte au Roy vôtre maistre afin qu'un exemple si estrange, si injuste et si scandaleux ne s'authorise pas dans le monde par un pernicieux silence. Je suis, etc.
3lO PIÈCES JUSTIFICATIVES.
LETTRE DE M. L ABBE DUBOIS AUX AMBASSADEURS, ÉCRITE A PARIS LE IO DECEMBRE I718.
Gomme ce qui se passa hyer, Monsieur, à l'égard de M. le prince de Cellamare excite sans doutte l'attention du public et que le Roy veut faire connoître le motif de ses résolutions lorsqu'elles peuvent intéresser les puissances,
Sa Majesté m'a ordonné de vous marquer que ce n'est qu'après que par un événement inattendu, l'on a trouvé dans un paquet que M. le prince de Cellamare avoit confié à une personne qui passoit en Espagne, des preuves de la propre main de cet ambassadeur de l'abus qu'il faisoit du caractère dont il estoit revestu , pour porter les sujets du Roy à la révolte , le plan de la conspiration qu'il avoit formée pour renverser l'ordre et la tranquilité de son royaume , qu'elle s'est portée à prendre la résolution de mettre un des genstils-hommes de sa maison auprès de luy, et de l'engager à cacheter de son cachet conjointement avec celui de S. A. les
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papiers de son ambassade pour empescher qu'ils ne soient détournés. C'est ce que Sa Majesté m'a prescrit de vous faire sçavoir afin que vous veùilliés en informer votre cour, en attendant que ce qui a rapport à cette découverte importante soit mis dans son jour. Je puis vous assurer en mesme tems que la nécessité" indispensable de pourvoir dans cette occasion à la tranquilité des peuples étoit le seul mottif qui puisse estre capable de porter Sa Majesté à s'assurer par les mesures qu'elle a prises, des trames dangereuses de M. le prince de Cellamare. Que ce n'est qu'avec beaucoup de peine, qu'elle s'est portée à prendre cette résolution , quoyqu'aceompagnée de tous les égards et de toutes les marques de considérations possibles à l'égard de l'ambassadeur d'un prince dont l'amitié sera toujours chère, et qui est incapable d'entrer dans desseins aussy pernicieux.
3l2 PIÈCES JUSTIFICATIVES,