DECLARATION DE PHILIPPE V
« Comme ce royaume est ma patrie et que « son roi n'est uni par le sang avec qui que ce « soit , plus étroitement qu'avec moi ; je suis « obligé plus qu'aucun autre de procurer à quel- « que prix que ce soit, le remède à de si grands « maux; si les François veulent concourir avec « un corps suffisant à une action si juste et si « généreuse, ils ne doivent pas douter , que le « jeune roi , parvenu à un âge plus avancé , ne « sache gré à ceux qui auront coopéré à la sû- « reté de sa vie et de sa couronne et qu'il ne « leur en marque sa royale gratitude.
« Par l'union des deux nations, si nécessaire, « nous remplirons nos devoirs , mais ceux du « sang et de la régence qui m'appartient de '< droit , et les François ceux de fidèles , de no- « blés et d'intrépides sujets, qui se seront élevez