CHAPITRE VII
Sainte- Geneviève (i); Louis-Philippe, son successeur, rend au Palais-Royal son premier éclat, et tout Paris retentit de l'éclat de ses fêtes et de ses libéralités (2). En 1781, ce n'est plus seulement la demeure d'un prince , c'est le temple du commerce et de l'industrie; en 1789,1a liberté y arbore pour la première fois ses couleurs (3); le souffle de 93 le touche et le flétrit ; le tribunat, cette dernière ombre des libertés publiques, y apparaît un jour et s'éva-
(1) C'est là que ce prince mourut en 1752, après avoir légué sa bibliothèque et son cabinet de médailles à cette abbaye, dont les bâtimens font partie du collège de Henri IV, où ses arrière - petits - fils participent aux bienfaits d'une éducation populaire.
(2) On l'appelait le roi de Paris!
(3) Camille Desmoulins.
nouit ( i ) ; enfin un prince revient de l'exil (2), et le Palais-Royal , qui était le palais de ses pères (3), s'élève sous sa main au rang des plus beaux monumens de la capitale. Qui n'a été témoin de sa beauté dans un jour de fête ? Qui n'a vu ces salons parés des plus riches produits de l'industrie nationale, ces vastes galeries ornées des chefsd'œuvre des peintres français, ces immen-
(3) Lorsqu'il se présenta la première fois au Palais-Royal, le suisse, qui portait encore la livrée impériale, fit beaucoup de difficultés pour le laisser entrer. Mais lorsqu'il le vit tomber à genoux, les larmes aux yeux, et baiser les marches du grand escalier, il reconnut à l'émotion de celui qu'il avait pris pour «in étranger, que c'était le duc d'Orléans.