‹ La Conspiration de CellamareChapitre 3 sur 166 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

ses colonnades , ces amphithéâtres de fleurs, ces toits de verre étincelans de mille feux, ces terrasses parfumées d'orangers; enfin, toute cette pompe d'une féerie orientale (i)? Un jour, un spectacle plus solennel succède à l'appareil des fêtes ; on entend des chants de victoire ; les mandataires de la nation française s'avancent à travers les flots d'une population ivre d'enthousiasme, ils élèvent un duc d'Orléans sur le pavois!... Mais où m'entraîne une impression encore toute palpitante! je n'ai point à parler de celui que le peuple a mis sur le trône en i83o, mais de celui qui était près du trône en 17 18, et je me hâte de me dérober aux

(1) Bal du 3i mai i83o.

brillans travaux de Fontaine pour rentrer dans les salons d'Oppenor (i), et d'oublier le Palais-Royal de nos jours pour raconter le Palais-Royal d'autrefois (2).

Ce palais était le rendez-vous de tout ce que la ville et la cour possédaient de plus élégant et de plus distingué , et la famille du régent en était le premier ornement. Là se faisaient remarquer sa mère, Charlotte de Bavière , si fière de sa naissance, si naïve sur sa laideur, si pittoresque dans ses

(1) Architecte du régent.

(2) Le duc d'Orléans, aujourd'hui roi des Français, a confié à nos artistes modernes le soin de reproduire dans des tableaux historiques les scènes principales qui ont illustré le Palais-Royal depuis Richelieu jusqu'à nos jours.

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