‹ La conspiration de l'étrangerChapitre 23 sur 75 · DANTON ET LA MORT DE LOUIS XVI · texte numérisé non relu

DANTON ET LA MORT DE LOUIS XVI

la conversation. Je vis qu'il était très satisfait d'apprendre que le ministre était neutre. En sortant, il exprima l'espoir que Tétat de la France put être un exemple pour TAngteterre et nous détournât de détruire notre excellente Constitution ».

Tel est le récit de Miles, écrit par lui au moment même.

Une autre fois encore, dans sa correspondance, il est question de cette conversation du 18 décembre 1792. C'est quatorze mois plus tard. Noël a quitté Londres pour représenter la République à Venise. Miles, qui sait les relations étroites qu'il a conservées avec Danton, lui écrit à plusieurs reprises pour lui demander de faire connaître à Danton que le gouvernement anglais serait peutêtre disposé à écouter des ouvertures de paix. Pour décider son correspondant à se faire son truchement auprès des dirigeants de la République, il croit bon de réveiller les souvenirs de son séjour à Londres. Il lui écrit, le 21 février 1794, en conclusion de sa lettre :

« Laissez-moi rappeler à votre mémoire un incident du passé. Vous êtes venu à moi, un soir après dix heures, quand Louis XVI était en accusation, et vous m'avez informé que, si notre ministre éprouvait quelque anxiété pour le sort de votre infortuné monarque, M. Talon, qui résidait en ce temps-là Sloane-Street, à Chelsea, pourraitêtre d'une plus grande utilité que tout autre homme et que, si la vie du roi pouvait être sauvée.

no ÉTUDES ROBESPIERRISTES

il n'y avait pas un moment à perdre. Vous vou» 'îendrez que j'ai refusé de communiquer votre rmation à M. Pitt pour la raison que le ministre ait pas pour agréable de se mêler des afiTaires puvernement français, et, en outre, parce que, lis que votre roi avait été mis en jugement, e croyais pas que M. Talon ou aucune autre onue fût capable de le sauver. Serais-je allé : M. Pitt par motif d'humanité, et ce ministre, ? le même motif, auraît-îl accepté la propun, la Convention en aurait inféré que notre 'erncment intervenait dans vos affaires domeses et en aurait tiré argument contre nous pour iser la rupture injustifiée qui s'ensuivît'. » Il reçu des lettres de Mites, Noël fit part à ton des propositions pacifiques quelles content : a Un Anglais, nommé Miles, dont tu m'as tdu parler à mon retour d'Angleterre et qui t fortement travaillé à la continuation de la , m'écrit celte semaine. Après des réflexions inthropiques et des doléances sur les plaies humanité, sans avouer qu'il a un ordre foril me propose de me rendre moi-même en leterre, de débarquer à Douvres et de là er droit à Londres, où je descendrai chez lui. dit-il, espérance que tout pourra s'arranger,

T. II, pp. i63-i64.

Lettres de Noël k Danton, publiées par M. Aulàbd dani

'.oolalion fransaae, i. XXIV, p. (563.

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