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TEurope*. Un discours de Saint-Just aurait fait adopter les vues de Sieys et rarrestalîon des hébertistes fut décidée. Sieys et Robespierre auraient insisté ensuite sur la nécessité (c de se défaire de tous les prisonniers du Temple », « Tabbé Sîeys insista principalement pour cette mesure, en assurant le Comité que le biït des négociations de M. Pitt seroit toujours la reconnoissance de Louis XVII, parce que son enfance laissoitun libre champ ouvert à toutes les spéculationS| de TAngleterre ; mais qu'en même temps cette puissance, bien résolue de détruire la maison de Bourbon, ne se prêteroit jamais à reconnoître ou à laisser reconnoître pour un Roi un des princes émigrés de la famille des Bourbons ; qu'ainsi le Comité devait songer que la mort de Louis XVII étoit peut-être le salut de la République, parce que cet événement changeroit aussitôt la nature de la guerre'^. »
C'était Sieys encore, « le plus mpchant homme qui ayt jamais existé et sûrement Thomme le plus fécond en ressources et le plus féroce qui existe peut-être en France », qui faisait décider l'arrestation des Dantonistes. Sieys et Hanriot venaient siéger au Comité de Salut public, le 27 au soir. <( L'abbé Sieys lut un mémoire de Fouquier-Tinville, accusateur public près le tribunal révolu-
I. Vol. II, p. 5^9, bulletin n® 17, du i5-2i mars 1794. a. Ibid., p. 55o.
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tionnaire. Dans ce mémoire, Fouquier déclarait que, par la suite des interrogatoires secrets faitsà Hébert, il avoit déclaré, dans Tespoir d'obtenir sa grâce, que Danton avoit été expressément désigné par M. Pitt pour Thomme qu'il falloit mettre à la tête de la besogne, pour que les puissances crussent pouvoir traiter avec sûreté * . . . »
On voit Sieys demander une réunion du Comité, qui se tient le 6 avril aux Invalides et où Sieys propose de simplifier le gouvernement. On le voit encore faire adopter par le Comité le projet de traduire au tribunal révolutionnaire tous les anciens membres des parlements qu'on pourrait saisir dans le royaume.
Ce rôle prêté à Sieys par l'agent royaliste parut tout à fait invraisemblable. Sieys n'avait-il pas déclaré, dans une notice anonyme qu'il publia sur sa vie, en l'an III, qu'il n'avait ya/waw adressé la parole à Robespierre et que Robespierre avait fait de même? Sieys, si prudent, s'était borné à vivre. Aucun témoignage ne prouvait qu'il avait menti en Tan III et ne venait confirmer les étranges révélations qui le représentaient comme le véritable inspirateur du Comité de Salut public.
Le rôle prêté à Saint-Just dans les bulletins de l'espion était plus extraordinaire et plus suspect encore que celui qui avait été attribué à Sieys. Au lieu d'être le second, l'allié de Robespierre, Saint-