‹ La conspiration de l'étrangerChapitre 4 sur 75 · Ârch. nat., W · texte numérisé non relu

Ârch. nat., W

FABRE d'ÉGLANTINE 2$

de Salut public lui donna, par un arrêté particulier, conjointe ment avec le maire de Paris (Pache) et le procureur général syndic (Lullier), un ordre indéfini de faire arrêter tous les hommes suspects dans le département de Paris et ceux circonvoisins. ^) Immédiatement, Dufourny songea à user des pouvoirs qui lui étaient conférés pour arrêter Proli. « Proli me parut Thomme le plus dangereux. Je résolus de le faire arrêter, mais, certain qu'il était intime avec les représentans Barère et Hérault de Séchelles,je sentis que je ne le ferois arrêter que pour un moment, que ses amis le déclareroient non suspect et le feroient relâcher. Je conçus alors le projet d'opposer à leur bienveillance l'obstacle si puissant de l'opinion publique et je proposai, par un placard sur les arrestations dont la devise était : Il n'est d'homme libre que C homme juste^,. Je maintiens dans cette affiche la plus grande sévérité dans les arrestations, mais je demande une bien plus grande sévérité pour empêcher les relaxations arbitraires... C'est après avoir ainsi fixé l'opinion, lorsque je crus que personne n'oseroit relâcher Proli que je donnai à l'administration de police la no\te pour son arrestation au domicile de Desfieux chez lequel il demeuroit. » Cette déclaration de Dufourny nous explique bien des choses. Elle se lie étroitement avec la grande dénoncia-

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