I. Vieux Cordelier, réimp. Baudouin, i8a5, p. i6i
a54 ÉTUDES ROBESPIERRISTES
de Séchelles. Par une contrepartie significative^ l'éioge de Hérault de Séchelles se lit assez souvent dans les journaux hébertistes, notamment dans Le Bataç^e, qui était le journal de Cloots*.
L'arrestation d'Hérault n'eut aucun rapport avec l'affaire Chabot qui fut le pivot du procès des Dantonistes. Elle se lie au contraire^ très étroitement à la répression du complot hébertiste,
Proli, qui était parvenu à se soustraire aux recherches de la police en se cachant dans les environs de Paris, est enfin découvert et arrêté le i'^'" ventôse. Dans sa détresse, il se tourne encore vers Hérault. Il lui écrit le 3 ventôse :
Au citoyen Hérault,
Membre de la Convention nationale,
rue Basse du Rempart, n' i4.
Me voilà pris et en butte à la rage de Mad® Violette et de ses partisans'. Tu connais mon innocence. Joinstoi à Saint-André, à Bentabole, à Jay qui, j'espère, en sont également convaincus, et remplis les devoirs que t'imposent et la justice et F amitié.
Proli ».
La lettre ne parvint jamais à Hérault, pas plus que celles que Proli écrivait en même temps à Bentabole, à Jeanbon Saint-André et à Jay de
I. \oir Le Batave du 5 du second mois (6 octobre 1798). a. Madame Violette, maîtresse de Sambat. Ses partisans étaient Fabre d'Églantine, Moenne, Dufournj.