ET I/(EUVRE D AR13TOTE JO
tement BU mot OcTjjioùf . Or, l'auteur de la Constilation d'Athènes distin^e entre lea mots vôjjioi ou (iEiT[iDt, par lesquels il tlêsi^iip les lois civiles et criminelles, et l'expression tïEw t?,? t.'jmxv.j.^. qui s'applique à la constitution. Au chapitre III, il L'oiuiiieiK'e aiusi à exposer les anciennes institutions politiques de I» i;iLé : 'H»E'^jTi5'î tîj! if/aiaç itoXitctaç [-riiç itpo ifixovToç] tqiï5î (i). An début du chapitre VII, il dit que Solon rédigea une Constitution et des lois; il explique qne les lois de Dracun, à Vcxception de celles qui punissaient le meurtre, furent ainsi abrogées; il rappelle que le texte des lois nouvelles fut exposé dans le Portique Royal, et que les archontes s'engagèrent par serment à l'observer; et, après avoir remarqué que ify lois devaient rester en vigueur pendant cent ans, il aborde 1 etiide de la Constitution proprement dite : noXittîtiv Se ii3.-.i-î--tfli xil
VÔjtOUÇ ÎOUIXIV iXioUÇ, TOI( St ifïXOVTOÎ 6t9{J.OÏ( llM'JIVZ'. y ll.iu.:V!Jl, ItlïlY TIÛV yO-dXlôv. , . KaTEXlJpUOCV 5à TOÙÇ vdftOUÇ Ciç (XOT'^V ÏTT, Kïl
SiÉT«ïe T-ijv jcoXittiav trivÊE xhi Tpditov (a). Àu chapitre IX, l'historien indique quels sont les éléments démoctMLiL|iti:s de cette Constitution; il fait observer que le texte des lois est parfois obscur (ïti Bè xai Sià tô [it, y^TP*?^"' '""^ vda'^'j; i^iÂiô; |i.T,Sl ffgifût...); mais cette obscurité n'a pas été rechereliec par le législateur, pour étendre le pouvoir de la déinoi-ratic : la vérité est qu'il ne pouvait atteindre à la perfection. Aussi faut-il juger de ses desseins non point par les événements i|ui se sont accomplis après lui, mais par l'ensemble de sa Conatitulion {vj yàp Si'xarov ix tiûv iùv y'T^°!''-^^"''i '^'■' '" "^^i! «XX-i;; 7i'. i,iTi ii; QEiupeîv TT,v ixEi'vou 3oJXï,(iiv) (3). La même distinction est encore observée au chapitre XXXV, dans lequel il est raconiê qiir les Trente se montrèrent d'abord modérés et affectèrent île cvstei' fidèles à l'ancienne Constitution d'Athènes; ils abrogèi-enl, eu
<i) Contt. <C»th., m. I.
<■) CoMl. iTAth., VU, I et 9.
<3) Contt. iFAth., DE, I et •.
effet, les lois portées par Ephialtc et Archestratos contre les Aréopagites, et abolirent celles des lois de Solon, dont la rédaction était obscure et Tinterprétation incertaine : ils youlaient ainsi redresser la Constitution et en faire disparaître toutes les obscurités : Tb ji.èv o5v TtpwTov [xÉTpiot toïç TioXtTaiç TJ^av xai Tcpo^eTtoiouvTO Stcoxeiv ttjv Ttarpiov TcoXireiav xal touç t'*Eçi!xXtou xaî *Ap)^€aTpaTOu vojxouç toùç îrepl twv *Apeo7taYiT(ov xaOetXov âÇ *Apeiou Ttctyou, xal tûv S6Xu)voç Oedfxôv ô'<toi 8ia|jLçtffê7|Ti^ff6t; el^ov, . . . w; éicavopô ouvre; xal àva[ji.^iffêTjTTjTOv ttiV TcoXiretav (l).
La Politique suit, d'ailleurs, dans l'emploi des termes v6{jloc, OefffjLoç, TïÇiç T7|; TtoXtTeiaç, la même règle que la Constitution d'Athènes. Aristote y définit, en effet, la constitution et les lois. C'est pour les constitutions que doivent être faites et que sont laites toutes les lois, non les constitutions pour les lois (Ilpbc yàp rà; noXiTsiaç xoùç vo|i.ouç oeî TiÔs^jôai xal Ttôevxai Tràvre;, àXX'où ràç TToXiTEiaç Tipbç toj; vojjlou;). La constitution (TcoXireia), c'est Torganisation des magistratures, la répartition des pouvoirs, l'attribution de la souveraineté, la détermination du but spécial de chaque association. Les lois (vd(i.oi), distinctes des principes essentiels de la constitution, sont la règle du magistrat dans Fexercice du pouvoir, et dans la répression des infractions à ces lois (2). Ailleurs, Aristote recherche s'il est utile ou funeste à un État d'avoir un général inamovible, héréditaii*e ou électif. 11 pense que cette fonction doit être l'objet de lois plutôt que d'une constitution, puisque tous les régimes pourraient également l'admettre (Tb [i.kv ouv Ttepl tt^ç toiautT^ç (jxpaTYjyta; iiziaxoneh vo[i.(ov ïyei (i.aXXov eI8oç 1^ TcoXixetaç* èv kniaoLiç y^P évSéyerat yiveffOat touto Taïç TcoXireiat;) (3). Il ressort clairement de ces textes que la Politique et la Constitution d'Athènes distinguent entre les lois (vo[ji.oi) et la constitution (TcoXireta). Toute déroga-
(i) Const, d\Uh., XXXV, a.
(a) PoUiique, VI, i, 5. laSg. a, i3.
(3) PoUtique, m, 10, 3, ia86, a, a.
ET L ŒUVRE D ARISTOTB •^•J
tion 4 cette règle suffit à rendre suspect le chapitre où elle se rencontre.
L'expression S-cav iSpa ^ouXt,( t^ ixx,Xy,9ia^ y, (i) ne ^e lit qn'aa chapitre XXX, 4i précisément dans le texte de 1h CunslitatioD des Quatre Cents, avec laquelle la prétendues Constitution de Dracon présente de si frappantes analogies. Elle mse rencontre pas dans la Politique.
L'Aréopage est ici désigné par les mots 1, ^ouXt, t, :; 'A-^-i^j Triyou (a). Or, Anatole n'emploie d'ordinaire que les expi-essions Y] (V 'Aftfuj Ttifto ^ouXi, et o\ ' X^toicxyîtm ('J),
La construction x»t Sic tôv aÔTÔv (i-ii i^/iii nfb t'jv 7:v.i-ii i;tX9cîv (4) n'a pas d'équivalent dans la Politique. Les nit^mcs mots expriment la même idée ; mais la tournure est ditfi^rente ; 'Ev âXXom St ïtoÀitsiaiî pouXtûovrai «î ouvap^'"' c-.¥'.o-:t2i , si<; Bê TÀç «?/«< paBiîovffi nivTtî xarà )i.cao4. . . ïiu( 5v ÔÈ'ïiÀ'J;-, 3ii xxvTuiv (5), 'H yàp îr«vT« ix. Ttàvttuv otiftffii, v, nàvrcî (x ttïvti.jv ](/,/,fi.. (xai î; xnivToiv 'i^ lûf avà [i.(pOï, ... cuiï 2v SiîXO'V] Sià ^ivrujv tuiv KoXiTûv) (6). Dans ces deux passages, le verbe est c]n|ilijyé à la construction personnelle, sans sujet exprimé. Le sujet sousentendu est l'inOnitif tô â^/tiv, comme en témoigne In phriLsc
(i> Coiul. d!Ath.. IV. 3. C'est d'ailleurs la formule ollloieUe : i: 3i. 1. T, 59, 1. 4ii II, 8oo, 1. i5.
<3> Conat. aAth, IV, 4.
(3) 'H (V 'Aptfi.) Ttiyu. pouX-r; : oî 'Afto-ïy!:
Contt. ttAth. : FolUiqtu : Conal. ttAth.
Vin, 3. 1373. b, 3g, III, 6,
XXIll, I. 1374. a> 7. Vnl, 4,
i3o4, B. 90. XXV, I. -i.