SSO LA « CONSTITUTION I> ATHENES
lùifEÀoûfjLEvoi . . , xarÉXuirav . . . Aussi arrive-t-il fréquemment, dans la construction absolue au génitif, que le sujet du participe ne soit pas exprimé : 9eii[to6ïTai Se iroXXoïç iioTEpoï etehiv iipé9T|Oav i^B-ri x«t' sviautbv «ipoujjiévwv -ràî àp/i< (III. 4- Cf. XL, a).
Le relatif sujet est .sous-entendu, alors qu'il est déjà exprimé à. un autre cas : LVI, 4 ^ -■• t'"^ È7riiJi.EX-riTiriv, oilc xforefov j*ev STi[j.04 i/eifOT&vei Ssxa îvtaç, xai xà eiî tT|V 7rO[j,TtY,v œvaXiij[j.aTa Ttap' aÛTiTjv iy-fiXiaxav. lùv 8' £V« ... Cette dérogation aux règles de l'accord peut également s'expliquer par l'anacoluthe.
Le participe, relié en apposition au sujet du verbe principal, peut tenir lieu d'une proposition causale : V, 2 : il est dit, à propos de Solon : xaî t-Jjv iroXitEiav ÈTrÉTfE'J/av aÙTùi jroi>io«vTt tti*
iXi,„.V...
Une proposition infînitive est parfois rattachée à une pi-opusition principale par le moyen d'un verbe sous-entendu, qu'il est nécessaire de suppléer. Parlant de Solon, qui émigré après avoir rédigé sa Constitution, l'auteur dit : XI, i : ^ouXt^^itEvot [iTjTE -raÙTa xiveîv [*-^t ' àirE^ÛâvEoOat itapiùv àîro5ii[Aiav iîuoiïJTaTo xbt' êfiitopîav i[Act xaî Ociupiav eIî ATyotitov . . , Sekb Itiûv" ou y'^? oïnOai Sixaiov eîva! toù; vû]j.ouî èîï|Y£Ï(r6a[ àXX ' Ëxairrûv rà Y^Yf "1*H'-^^'' Ttoisîv. C'est par une ellipse de ce genre que s'explique la phrase suivante : AlyeTai 5s l^dXiuva . . . àviiXÉÇai xai eIîteiv Sri tiôv [tèv eTt, ootfiuTEfo;, tôjv S' àvSpsidtEfOî" Saot [aev ^àf àpoeûffi lUiiiîrrfaTOï èttitiSé- [1.GVOV TupavviBi, ooçtuTïpoç s'vai toÛToiv, oooi 5' eiSdtEç xaTaoïui^tcÛaiv, àvSpEioTEpot (XIV, ^). C'est encore par une ellipse, que se justifie l'emploi de la négation (j-ij, dans le passage suivant : Etai-jautiiv oCtoi xal Yf"Ç"! itapaviiJHuv xai vdiiov [aï, Éttit/^Beiov (LIX, o).
Une autre figure, qui est tout .l'opposé de l'ellipse, consiste à construire le verbe notEîv avec un substantif verbal, au lien d'employer le verbe simple, correspondant k ce substantif : XllI, I : àTroBTi[j.fav itoiTiffaseat ; XV, 4 : lïoiiX.aiav ^o.EÎoflai. Cette périphrase, qui permet d'analyser l'idée avec plus de précision, était particulièrement fréquente chez Thucydide, dont nous avons
ET t. ŒUVRE OAHtSTOTE 339
démontré qu'Aristote avait subi l'influence. Or, il est reniiii'quable que la Politique en offre aassi des exemples, entre autres :
TV itapaifwtv TtoiiitrOai tc5v fijiXuiv (VIII, 8. 7, r3ll, a, il).
B) — De la Syllepse.
La syllepse est, sans doute, moins fréquente que l'ellipse. Cependant, l'on en pourrait uiter de nombreux exemples : EÎmCiEy fàp >tîv ÉEanatïjSî, -ti» nXifiai , uarefov jiioeîv tous ti TC'fOayxyîvzxi ■Kûieiv a.i-roOî t.5> |i.vi xalwç i/ôvTu)V (XXVIII, 3); tc, 5= TiT,Oo,- o.;>. ÛKï|X'îuffev, Éîajca-rTjOÉyTïî ù«b KXtofiûvTOç (XXXIV, i) ; ... îip' otî É/aioov Y, TcôÀiî fiT^OH-É^ûiî, îjyoijijuvoi ... (XXXV, 3). L'auleup passe ainsi du singulier au pluriel, saos que le sujet ait été cliangé ;
îloOlï ... TïÙTd S' àïEplOT-f|ffaî ... (LV, 3).
C) — De VAnacolathe.
L'anacoluthe est fréquente : XV, i : 'H [ikv niv t.-.i»z-i^ xia&ooî tyévETO TOij[ijTT|. MtTà 5t TSÛTi bn; IXiictti th SîÙtejov, îtïi [tiXtora £ËÔri[ii.) (lETà TTjV xiOoBov, — O'j Y^p TToXùv ypovov Biaxaréï/tv, âlXà Sii TÔ p.T| PoùXEiÛai TÎ, ToÛ ME-j-ax^Éou; flu^arpi «uYYiY^'wSai- ^o6T,(ltiç ifitpOTÉpai; Ti( rraiEit ùtte^TiXOeï. LXI, I ; ... xat toûtouç ÔiiTiftouo-i Tî| /(ifOTOïiï, Ëva [i'ev éiti ôwlixat, 5; TJYEÎTBt tmv ôtuXitûjv, iv É;i(pi(7!, Éva B'Êitl Tï|ï /uJiav, 3ç tpuXÎTTEi, xîv îrdÀe[jioç èv tr, /<>'■:? •f''p''('''ai,
noXE[JLEÏ ouTo;.
C'est dans les énumérations que cette figure est le plus ordinaire. Parlant de la royauté, l'auteur dit : toùtwv Se np^'iTT, u.èv -Jj toû paffiXicoî, «uTT, Y^? '* '?Z'f( xaTÉsTf,,.. L'idée, exprimée par jtaTtim), l'amène à écriœ : StuTs^a 3 ' inucaTÉiTTTi iroXEfjLip/i'a ; puis il revient au tour primitif : tiXt-itaix 5' ï] toû âp/ovTSî ... (III, a).
.\ l'anacoluthe doit être rattachée la conslruetinn par en- Ihétique, qui consiste h. intei-caler un membrr de phrase au
33o LA « co^■^TITUTlO^■ d'athènes »
milieu d'un autre : xa-và TaÙT-rjv fàp ttiv [AiaOïuaiv tlpYaïovTo tûv Ttiouffiuiv Toù; â']-pou(, — ■Jj Bè xSira Y^i Si ' okiyiov tjv, — kœI e'i [iti . . . (II, a). — ... BeuTspa B' i-KixatlaTi\ jrole[tapyi« Bià to y'^^'B*' Tivàç TùJv Paoïittov Ta TtoXîfii* [laXaxoùî, — TtoiôTov Se xiv "luiva [j;6Tïnt|j.'f'«VT0 ;(ptiaî xctTdXaêouirrjt — , -ceXeutaia Si ... (III, a), — Toùç Se Sixattràç xiijpûùai navTEî ol ÉvvÉa apyovTEs, — Btxatoç B o yP*H'H''''^^"î ^ '''^'"' ('£<'('■''- 8ETiT)v, — Toùï Tï|î aÛToû (pulYjî ËxaoTot (LIX, 5). Gettc construction est partie al ièrenient fréquente dans les ouvrages systématiques, où le philosophe semble moins préoccupé d'enchaîner rigoureusement ses propositions et de composer régulièrement ses phi-ases, que de noter, lier et classer ses idées, en vue de sou enseignement oral. En efTet, il se sert volontiers de la parenthèse, soit pour illustrer par des exemples les lois formulées dans les diverses propositions, soit pour préciser les idées, qui y sont exprimées, y apporter des restrictions ou en déduire des conséquences. Souvent alors il abandonne le tour qu'il avait donné au commencement de sa phrase, la laisse en suspens, et en construit les derniers membres sur le même plan que l'incise. La parenthèse détermine à son tour une anacoluthe. Qu'il nous suffise de citer un exemple entre mille : Poétique^ i, i447« b, a8 : ÉtceI Se pficiijvTai o\ [jl[|xoijt/,cvO[ nf^ârTOvta;, àvâvxTj Se toûtouï 'i^ ojtouBaîouî T] œmûXouç eIvœi, — ta Y*f '0^^ oytZbv nû toùtoiç axoXouOet juivoiç, xaxf^; Y*p *"1 "p^*^^ '^* ^fi'^l Siaçépouai Ttàvteî, — -^toi peXTiOva; >j xaO' ^ixâî Tj ysipovaî -ï, xal tO[OiJTOu(, ôiSîTEp o\ Ypatpsïc — IIoltJYvoi- Tûî [JI.ÈV Y^p xpEiTTou;, riaùiTiov Se ;(E!pouî, iiovûoio; 5È o[i.oiouî EixaÏEv' — By|Xov Bï| Sti xa\ -tiÛv Xs/Oeiffcuv ÉxatiTT; [iiiJiV|9So)v é'£ei tautaç Tài; Siatpopà! xal ïotai Iripa Tùj ÉTtpa [Ai[j;eîa6a[ toïtov tôv ïtriitov.
D) — De l'ordre des mots.
Les mots sont presque constamment ordonnés, dans la proposition, du général au particulier. Aussi la phrase commencet-elle souvent par le verbe vui^SaîvEiv. Cette notion générale est
ET l'CBUVRB D'AKISTOTB ^I
ensuite précisée par des déterminations particuliéi'es, classées suivant leur importance. Ainsi, pour exprimer cette idée : a ensuite éclata une sédition entre les nobles et la plèbe, et ces dissensions dorèrent longtemps », l'auteur n'a qu'à construire : MctÎ Bè ToiÛTi ttuvéSii araaiisai TOiit; te Yvcoiiaojt itat tô itXTjftos itoXùv /fovoï (II, l). L'ordre des mots suilit à analyser l'idée.
Placé en tête de la phrase, le verbe résume l'idée, exprimée dans la phrase précédente, et sert de transition vers la phrase qui suit, dont ce sera justement la fonctiun de préciser l'idée antérieurement énoncée : Tàî [jiÈv àpx'^' xaQÎ^Taaav iourcivSTiV xal 7rÀoutiv8r,V "r^f/ov 5« TÔ [a'ev ■npoiTOv Sià piou, (itTÏ Bi tolùtoi ScKaiTeiav {III, i). L'attribut peut jouer le même riMe. Ainsi, dans la phrase qui vient d'être citée, on lit : ^oyov Èi... ^Lt■(ima^ Se xa\ itftôTai TÛv àç;^ûv Titrav,.. toùtiov Se irpioTii jùi r, toÙ païiXtuii; ...
Cette construction, procédant du général an particulier, est dite analeptique ou descendante. Or, elle se retrouve dans presque toutes les définitions d'Aristote. Dans sa thèse sur l'Ordre des mots dans les langues anciennes (i), M. Weil cite plusieurs définitions de la Rhétorique : 'ApET-J, S' eotI (i-sv SJv2[j.i(. . . nefimcYi àyaôwï xaX ^uXcoctixti, Jtat Sijva[i«î tûtpYETixT, TroXXûM xa! [iSY^Xoiv, xal TtavTù» TcEpi navra (1, 9, i366, a, 36); — "Etrnv B'ÏJtaivoî Xoyoî ÊjjiifaïiCujv [iÉyeSoç ipETTiî (I, 9, 1367, b, aj); — Toùtiov Se ii:toxei[iÉviov ivi^tTi tp'lov E^vai Tov au>iT,5(>[«>ov toÎji Jy"^"*^' '^*' suvaÀïOÛvTa Toi( luTtT.poiî (ir. SiiTi ÈTEfov àXXi St ' f«Nov (II, 4, i38i, a, 3); puis il les caractérise ainsi : « Le philosophe décompose l'idée, don^ il veut donner la définition, et, en nous présentant le résultat de ce travail intellectuel, il nous fait passer en revue les élé' menta de celte idée un à on, dans l'état le plus développé, le moins lié, le moins enchaîné... On ne renconti-e guère dans Platon ces définitions bien développées et d'une tournure ana-
(i) Paris, Vieweg, 187». (V. p. 5; et snlvuites).
a3a LA « CONSTITUTION d'athènes »
lytique; c'est que Platon n'aime pas autant à scinder; il veut construire, il tend à l'unité ».
La construction peut, d'ailleurs, i-ester analytique, même quand l'ordre grammatical est inversif; par exemple II, a; xai S-fj xal ÈEoùiE'jOï oi TtÉv7)TEî Toîç mXouafoiç — Kol ŒijToi xdi Ta Têicvai xai at fuvaïKEî — «tctl ÈxdioùvTo meXaTat xai sxT-^[iopoi. C'est ainsi qu'un adverbe peut, au lieu d'être rapproché du verbe, dont il détermine le sens, être rejeté à la fin d'une phrase. C'est qu'en réalité il tient lien, à lui senl, de toute une proposition : III, 6 : xa.\ îcoXiïouoa xsl ÎT([j;ioû»a itâvtat toùç àxo3|j.owvtaî jcupiioç, Kuiiuiç équivaut ici à une proposition entière : «ùtiùv S' i) xfian xupia -^v.
L'inversion n'est qu'une dérogation apparente à cet ordre analytique descendant. La construction de la phrase reste conforme au développement logique de l'idée. Ainsi, quand l'auteur écrit : Sti Bi , . , otijjieîov xai . , . (III, 4)i c'est que le fait, énoncé dans la proposition complétive, est déjà connu ; au lieu que la preuve, qui va en être indiquée, est encore nouvelle. De même les mots Aïo xal vsoiori Ye^oveï -f] iayr, i/.ifiXrj (III, 3) sont logiquement construits. La phrase grecque correspond au français : « Ce n'est que plus tard que ... » Telle est encore l'inversion suivante : VIII, 5 : ôoûv Se ttiv ^ïv TtdXiv 7ro).Xa)tiî 'naa^i^ouaa•^, tcûï Se TioliTûv hiw<; . . . L'idée, exprimée par tcôv iroXitùiv, étant impliquée dans TT|V icdXiv, sert tout naturellement de transition entre les deux propositions. C'est toujours le même procédé d'analyse, que nous avons précédemment défini.
L'inversion est souvent employée pour rapprocher les éléments constitutifs de la pensée, en rapprochant les mots qui les expriment. Là encore la construction reste analytique et logique : II, 2 : '11 8ï naaa -fîi Sf ôXifiov ^v xai ol Saviiaixol Tràdiv ETci Tûîî aiiJfjLaaiv T|(tav liEjjpl SdXoivoî. — 11,3 : Xa^EinitaTOv [j,£v ouv xai TTixpÔTaTOv Tjv TOÎî TuolXoïî tùiï xaxà tïiV îtoXiTîiav rb SouXeûeiV où |jiviv iiXà x«i iiti toÎï àXXotï ÉSun^KÉf aivov oùÔfvbî 7àp <ôî û-KtU 4TiJY/avov |i.eT6/ovTeî.
ET LCEUVHK HAItlSTOTE
E) — Syntaxe des propositions.
Si de la proposition noua passons à la phrase, et si, au lieu de Tordit; des mots, nous étudions l'ordiT des membres, nous remarquons que In construction analytique et descendante est de beaucoup la plus fréquente. Les iiinséquences de l'action ou du fait, énoncé dans la proposition priiicijinlc, ou les causes qui l'ont déterminé, ou les eirconstauces qui l'ont accompagné, ou, s'il s'agit, non d'un fait, mais d'une idée, les i-estrictionN qui doivent y être apportées, sont, le plus souvent, exprimées dans une série de propositions subordonnées, qui suivent la principale. Seules les subordonnées temporelles la précèdent ordinairement : "ETtii 5è | u,ETà ■z-\i év ïixeXti y"^[*"V in'(Jift':àv |
[Lo/iav, Il TivaYxisÛTiTay | ïL\irfl!mti t-/|V 5T|jiO)ts«T(av. | xaixirn^aix tï.v IttI Tiûv rETpax&fffuiv imkntixi, \\ ïiifîvtOî tov ;i.Èï Ttoi toû '}'T,3ia}i.aitOî X^Y»* WtiXoSiou, I VfiV Σ ■p.i.ljiTiV Ypi'{.iyT&t H'i^uSiùpou T5Û 'KmÎT.Xou, I
(LXJ.ITTI Si 'ri|Jl^ElT(lÉvTU>V TWI 7IoXXl7.V, | Slà t'i lO^iXfiXH ^ItCU:i. }i.i'Û.Q1
Éï>T0Î! au[i3iûX£fjir,(r£iv, | éiv Sf fi\{-(tat TC(ni^ium>v. Ti^v TtoX[Tt;av (XXIX, l). Dans la phrase, le rapiiort des propositions est parfois renversé, de .sorte que l'idée la plus importante est cxprinu'e, non dans la proposition princijtalc, maïs dans la subordonnée. C'est que la construction reste analytique. Voulant expliquer quelle autorité avait l'Aréopajçe, l'auteur écrit : III, (1 : t, fif «ïotïiî Tôiv àp/'JvTo>v içiiTivBTiV xaî n)vCi'JTivBT,v TjV, i\ lîiv ri: 'AieoitiYÏîii xa^^aravTD. La construction ui-dinaire eM. été synthétique : ex yi:; is/'JvTb». iptiTiïÏT|ï xai ■aku'j-z-.v'ii^v >,sï,ii.£vciiv, oÎ ' i\',cvKa,'(\-cri jta'jirrraïTo, La proposition In plus importante peut être ainsi subordonnée à une proposition princi])ale dont la seule fonction est de servir de transition ; X, i : jv u.iv oùv to:; v&ixok tsÛt» S&xti Oeiï»' î/,iJ.',Tixi,
a34 LA « CONSTITUTION D'ATHÊNES »
F) — Liaison des phrases.
Les phrases soQt toujours liées. L'asyndète ne se Brencontre qu'après des démonstratifs comme tdTdifSe. III, i : ' Hv S'fj Tâ^i; . , . Toi'aSf Tàî ^Lcv àf/iî xaOï'iTTaBav . , , Mais les particules de liaison sont peu uoiubreuses, et le jeu en est très ^niple. Les plus fréquentes sont xeti'et Zé, cette dernière tantôt précédée de jjLÉv, tantôt isolée, et servant simplement à juxtaposer les membres de phrases. La prédominance de ces deux conjonctions contribue à donner au style son caractère analytique. A xa; peut se rattacher te, dans un membre antérieur. Kal St] xa! indique la progression du récit. Il en est de même de tira, de pTà tsût» ou fiSTà Se Taùra, formules très fréquentes. L'auteur emploie aussi Siô, É-ri Se, Ëti Se xaf, locutions si ordinaires dans les ouvrages systématiques; <ï[j.ct Si, xaX tcXo;. Pour résumer, il se sert de [ièv ouv. Le type de phrase le plus usité est le suivant ; 'H jxèv oSv JtpiÛTVi xiOoSoî iyivfzo toihuth' ixeri Se ToiiJTiï,.. (XV, i). Les explications sont introduites par fif, les oppositions par Se, àïli, où [i-rjv àXXi, où |j.viv âXXà xai. Telles sont les particules usuelles, auxquelles supplée souvent, soit le démonstratif, soit le relatif. L'accent lo^que d'un mot n'est jamais renforcé par ye. Seule, la particule Br,, et une seule fois, joue ce rôle après an superlatif. Cette sobriété dans l'emploi des particules est encore un caractère qui rapproche la Constitution d'Athènes des œuvres systématiques d'Aristote.