‹ La "Constitution d'Athènes" et l'œuvre d'AristoteChapitre 38 sur 47 · XXVIII, I · texte numérisé non relu

XXVIII, I

Il arrive fréquemment que dans un même développement, plusieurs xùiXa commencent de la même manière : I :

TO 3( fivii aÙTMV ÉfflUfEv àEi^uYi'av 'E7ri|j.tviSiHî SE . . .

àycc<ir,ttiv àvSpiavra j^puaoûv . .

xaTExûpiuaEv Se tou; vôjjiou; . .

ET L ŒUVRE D ARISTOTE VIII, 3 et 5 ;

S^XtuV |LÈ« OÛV OUTIUÇ J

'Opùiv 8È TT]V ftSV SoXlV J

XI, I el a :

Aistï;»; Se t/jV jtoXiTEiav 1

Tels sont les rythmes, très rudiraentaires et très iinparraits, dont il est possible, en dehors de toute prévention, de relever la trace dans la Constitution d'Athènes. Ils suIGsent à donner à la phrase le nombre indispensable au style soutenu. Mais ils ne permettent point de comparer la prose d'Aristote à celle d'Isocratc ou de Démosthènes. Par là, 1' 'A(lï,vafiov Tic/.iTeii se rapproche des n^a-f^xaTEl:», dans la rédaction desquelles le philosophe ne semble pas s'être préoccupé du nombre. Il a évité l'hiatus, parce qu'il sentait que de trop fréquentes rencontres de voyelles sont toujours choquantes; il n'a pas cru nécessaire d'assujettir sa phrase à un rythme rigoureux et continu.

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