ET L ŒUVRE D
confia à ses disciples une part de ce travail encyclopédique, dans lequel il était facile à l'élève de suivre un plan dressé par le maître. Il n'en est pas moins vraisemblable qu'il se réserva la rédaction des noXiTeïai les plus importantes, c'est-iidire de celles qui offraient l'exemple des organismes politiques les {:lus parfaits. Or, n'est-ce pas, entre toutes, le cas de la Constitution d'Athènes ? Certes, toutes les noXiTEiai, dont il nous est parvenu des fragments, ne sont pas iiuthentiques ; peut-être mdme ne sont-elles pas toutes sorties de l'école péripatéticienne. Leur nombre seul, que Diogène de Laerte évalue, dans son Catalogae (i), à cent cinquante -huit, sulTît à éveiller des doutes. Après la mort d'Aristote, les Uîstoneus durent se préoccuper de compléter le Recueil et d'y comprendre tontes les républiques grecques et les principaux États barbares. C'est ainsi que des éléments étrangers y furent introduits. Le, commentateur Simplieius distinguait avec raison entre les Constitutions authentiques et apocryphes (n). Mais si certaines parties du Recueil sont justement suspeetes, la critique n'est nullement fondée à le condamner tout entier et en bloc. Aristote parle en termes précis d'une IIiàitchTjv ffuvifùiYï, ; il marque la place qu'elle occupe dans son u'iivi'e, et quel intérêt en présente l'étude. Aucune raison ne nous autorise à révoquer en doute un témoignage aussi formel.
(l) lloXiTeïai itdXeiuv Suoîv SMÛffctiv pS, <xoivai> xaiTSia;, STifiriXiiTixal, ôiil-af/ixai, tupavvixni, iofiroxpaTixaf (V. Rosb : Ariatotetia fragmenta. LeipBJg. Teabner. tS86).
(a> Simplicias tn caL /. 4 (V. Hosb op. taad. p.aac)) : jv nlq [Z'^l-ifii^ va.fiirca.Tn ï5iBaΣv, c'uî êv toÏç jASTeuifOiç xxï toïî towixiiÏî kiI taïî fvT;5faiç aùroû TtoXiTti'aiî, anep 5ii tô xoivôrepûv Tùiv Oe(up*f,|xï-(iiv aa^iiTTtpov is*YY*îl«i oùvoiBev.