Corr. Murat, n
2. Murat à l'Empereur, 27 avril 1808, Corr. Mural, n° 254. 3. Proclamation du 2 mai au soir, cilée par le comte Murat, p. 325-397.
4. À Murat, Bayonne, 6 mai, Corr. Nap., n° 13818; Bayonne, 8 mai, n° 13330.
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5. Corr. Murat, n° 964, 267, 272, 274, 295, 276, 278, etc. (depuis le 19 avril); cf. rapports de La Forest des 4, 12, 13 mai (Corr. La Forest, t, I”, Do UT 16), etc.
Le 12 mai, alors que Murat considérait comme presque décidée la convocation d’une assemblée à Bayonne, l'Empereur en était encore à désirer connaître les idées du conseil de Castille «sur la convocation d’une assemblée de députés des provinces... à Bayonne », laquelle, conformément aux indications de Murat, serait composée « par tiers de la noblesse, des prêtres choisis moitié dans le haut clergé et moitié dans le bas clergé, et du tiers état ». Elle se composerait de cent à cent cinquante personnes et devrait se réunir à Bayonne, le 15 juin. « Chaque province ferait ses cahiers de charges pour demander ce qu'elle croirait convenable et exposer le vœu du peuple’ ». Napoléon pensait sans doute s’en remettre à ces petits états généraux du soin de faire une constitution, s’ils le jugeaient utile.
Murat lui répondit le 16 mai : « Tous aimeraient mieux que V. M. se décidit à donner de suite à l'Espagne les bases d’une constitution » * ; et, sans attendre de nouvelles instructions, le grand-duc s’occupa de la convocation de l’assemblée dont il souhaitait la réunion depuis un mois *. Quand Napoléon reçut la lettre de Murat, il se décida enfin à répondre au vœu de «tous les bons Espagnols » et se mit au plus vite à la besogne avec le concours de Maret.
C’est ainsi que, entrainé par le désir de se faire une popularité parmi les Espagnols éclairés et sur les conseils de Murat, Napoléon en vint à prendre tardivement le rôle de législateur des Espagnes. Jusque-là, il n'avait pu justifier devant l'opinion européenne sa conduite en Espagne qu'en