Mérighnac, loc. cit., p
vier 1202, fiil signé à Tarascon le contrat de mariage de Roger-Bernard II, fils de Bernard-Roger I" de Foix et d'Erniessinde, fille unique d'Arnalde de Caboet (hérilière des droits de celte maison, vassale de la Mitre) et d'Arnaud de Castelbon qui lui donnait a la comtorie (( de Caboet en dot avec les autres biens ayant appar- « tenu à sa femme et le vicomte dont il se réserva la (( jouissance, à l'exception des vallées de San Juan et « d'Andorre' ». Et c'est en sa qualité de vicomte de Castelbon. liéritier des droits des Caboets, que Roger- Bernard II. qui succéda en 1226 à son beau-père, prêta à cette date, pour la première fois, hommage à l'évèquc d'Urgel. Nous verrons que le Paréage de 1278 contient la même obligation pour le comte de Foix.
Telle était la situation des co-princes et l'on voit que tous (\eu\ pouvaient se prévaloir de droits sérieux sur ce coin des Pvrénées.
§ 2. — Le Paréage de 1278 et les droits des cosuzeralns
1" lîtiidc du Pnrraije : C'est le mariage d'Ermessinde de Castelbon avec Roger-Bernard 11 qui fut cause des longues luttes entre la Mitre et la maison de Foix. Par là, les comtes a donnaient carrière à leur ambition: (( ne pouvant s'étendre du cùté du Languedoc, ils « essayaient d(> prendre pied en Catalogne. Tout dans « la succession n'était pas profit ; les nouveaux sei- « gneurs furent obligés de soutenir la lutte que leurs « prédécesseurs avaient engagée avec la mitre épisco- « pale d'Urgel, notamment au sujet de la vallée « d'Andorre' ». On peut dire que, pendant le cours