‹ La constitution de l'AndorreChapitre 9 sur 110 · A. (JARHKicju, Etudes sur le pmjs de Foix, t · texte numérisé non relu

A. (JARHKicju, Etudes sur le pmjs de Foix, t

2. Copi(\ Arch. riipit. d'i'rf/el, cartulaire, vol. 1, n° 848. Reproduit dans liaudun de Moiiv, lor. i-iL, t. II, pièce justiHi-ative n" 18. pp. 29, 30, 31 et 32. Cf., t.' I, pp. 84, 85 et 86.

dit Panurge, « qui peuvent se boire et se manger. »

(2°) Le Service Militaire est dû par les Andorrans contre les ennemis de Tévêque à raison d'un homme armé par maison.

(3°) Au point de vue judiciaire, ils acceptent la juridiction de l'évêque.

2° Situation du comte de Foix. — Un accord fut conclu le 6 mai 1275, à Tarascon, entre Roger- Bernard III, comte de Foix et les Andorrans \ représentés par des députés des six paroisses, agissant « au « nom de tous les hommes de la communauté de « toutes les paroisses des Vallées ». Le premier recevait tous les droits de justice et la plénitude de la juridiction dans la Vallée : « tradimus vobis domino « Rofjerio Bernardi .... omnes justicias, tam civiles qiKini « criminales, et merum et mixtum ymperium et totam

« plenam juridiccionem et j^ossitis ibi ponere et

(( constituere judicem et judices vestros qui ibi cognoscant, « judicent et déterminent omnes questiones* ». Comme compensation, le comte remettait aux habitants le droit d'adultère que ses prédécesseurs et lui avaient levé jusqu'alors : « omnem cuguciam quam in cos « habemus et antecessores nostri in ros habuerunt et « lutbere consueierunt* ».

Mais la Mitre avait droit à l'hommage du comte de Foix et voici en quelle qualité : à la suite de luttes sanglantes entre les comtes d'Urgel et les évèques, coseigneurs de l'Andorre sous la suzeraineté purement nominale des successeurs de Charlemagne, ceux-ci. « se voyant en état d'infériorité imaginèrent d'inféoder « les Vallées aux seigneurs de Caboet' » : or, le 10 jan-

1. Bibl. Nat., Decamps, vol. 60, f 344-345; reproduit dans Baudon DE.MONY, loc. Cit., t. II; pièce justif, n* 65, pp. 153 et 154.

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