‹ La constitution de l'AndorreChapitre 16 sur 110 · lÎEYNALD, loc, cit · texte numérisé non relu

lÎEYNALD, loc, cit

3. Lo royaume de Navarro cuti-a dans la maison de l'oix par le mariage de (Jaston IV, comte de Foix, avec Eléonore, fille de Jean II, roi d'Aragon et de Navarre, mort en 1479.

1484, épousa Jean d'Albret; leur petite-fiUe, Jeanne d'Albret, succéda, en 1555, à son père Henri II d'Albret. Or, en 1589, c'est le fils de cette princesse et d'Antoine de Bourbon, Henri III de Navarre, qui fut appelé au trône de France sous le nom d'Henri IV ^; avec lui, les Vallées passèrent sous la suzeraineté des chefs de l'Etat français qui la partagent encore aujourd'hui avec les évêques d'Urgel.

11° Théorie de la souveraineté épiscopale : sa discussion. — Si l'on considère le Paréage de 1278, a ce qui, au « premier abord, paraît s'imposer », comme le dit M. Mérignhac, « c'est l'égalité des droits des coprin-- « ces'. )) Ce point n'a pas été admis par les prélats de la Seo, et leurs prétentions ne vont rien moins qu'à être les maîtres absolus et uniques des Vallées. Il suffit, pour s'en convaincre, de savoir qu'au-dessus du portail du palais de l'évêque d' « Urgel la sonnante' » s'étale cette ambitieuse inscription aux lettres dorées : « Princeps soberano de las valles de Andorra » ; de même, dans tous les mandements qu'il adresse aux Andorrans, le prélat n'oublie jamais son titre de « Principe soberano )), qu'il se garde bien de faire précéder du préfixe « co ». La Mitre a surtout soutenu cette théorie, qu'elle sait cependant contraire à la vérité, en 1894, lors du conflit douanier, où elle a nié le droit de cosuzeraineté de la France*.

La thèse de la souveraineté épiscopale a été présentée notamment par M. Baudon de Mony et par M. de Dios Trias, professeur de droit international, qui a lu, en 1890, à la Faculté de droit de l'Université de Barcelone,

1. Cf. H. Castillon (d'Aspet). Histoire du Comté de Foix depuis les temps anciens jusqu'à nos Jours, t. II, passim.

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