‹ La constitution de l'AndorreChapitre 17 sur 110 · Rec. des Pi/r., 1900, p. 41, Dubédat, Retour d'Andorre · texte numérisé non relu

Rec. des Pi/r., 1900, p. 41, Dubédat, Retour d'Andorre

4. Quelle différence avec 1822, où l'évêque d'Urgel pressait Louis XVIII de soutenir, même par la force, ses droits sur l'Andorre !

une étude sur la « Constitution politique et personnalité « internationale de la principauté d'Andorre ». M. H. Douchet, dans un article paru dans la lieruc Française de mars 1898, a soutenu lui aussi cette théorie ; pour cet auteur, l'évêque est suzerain de la Vallée depuis 820, de sorte que les comtes de Foix, les rois de France et les gouvernements qui leur ont succédé depuis le 21 septembre 1792, ne sont que ses feudataires, en leur qualité d'héritiers des seigneurs de Caboet et de Castelbon ; c'est ainsi que la République française n'a de droits sur l'Andorre « qu'en vertu d'un consentement tacite des évêques ' ».

Contre les deux premiers auteurs et surtout contre le juriste espagnol, M. Brutails s'est particulièrement fait le défenseur ardent des droits de la France', notamment dans un article paru, en 1891, dans la lierue des Pyrénées, sous ce titre : « Etude critique sur les origines de la question d'Andorre\ » Ce remarquable travail se divise en huit parties que nous allons successivement analyser.

I. {( Réflexions préliminaires » concernant la méthode. — Sur les trois reproches que notre érudit fait à M. Trias, un seul s'adresse à M. Baudon de Mony : 1° Cette (( lAche originelle », commune aux deux auteurs, c'est le manque d'impartialité dû à leur état d'esprit, car M. Trias, étant aveuglé par le patriotisme national, et M. lîaudon de Mony, étant dominé par la « conviction « que les évêques d'Urgel ne pouvaient jamais encou- « rir un blAme* », tous deux se sont efforcés de faire triompher les prétentions épiscopales : par suite

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