‹ La constitution de l'AndorreChapitre 19 sur 110 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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843 par lequel, prétend-il, Charles le Chauve cédait à Sicfrid, comte d'Urgel, la plénitude de ses droits sur les Vallées. Son contradicteur prouve qu'il s'agit simplement de l'abandon de droits de propriété privée en Andorre.

2" M. Trias établit ensuite que les comtes d'Urgel rétrocédèrent aux prélats de La Seo leurs droits de souveraineté sur les Vallées par deux donations, l'une faite entre 951 et 954, l'autre en 988. Dans les deux cas, M. Brutails prouve qu'il y eut cession, non de la souveraineté, mais seulement de propriétés particulières. D'ailleurs nous ferons observer que si l'on admet l'argumentation de notre érudit en ce qui concerne l'acte de 843, les comtes ne pouvaient se dessaisir ultérieurement que de ce qui leur avait été donné, c'est-à-dire de propriétés particulières et non de droits politiques. Les droits de souveraineté de la Mitre s'évanouissent comme des fantômes.

V. La possession des écêques jusqu'en 1230. — M. Trias, après avoir traité de l'acquisition de la souveraineté par les évêques, s'occupe de leur possession.

A. Son contradicteur prouve que : 1° La renonciation de ses pouvoirs en Andorre, faite en 1131 en faveur de la Mitre, par le comte d'Urgel Ermengaud P^ lui est attribuée à tort puisqu'il est mort en 1010 ; 2° La renonciation de la comtesse Aurembiax en 1230 ne s'applique pas à la Vallée et, par suite, l'érudit Espagnol s'en prévaut à tort.

B. Comme M. Trias renvoie, pour baser solidement la possession des évêques, à un article de M, Baudon de Mony sur les Origines historiques de la question d'Andorre, paru en 1885 dans la liildiothèque de l'Eeole des Charles\ M. Brutails est amené à s'occuper de la thèse de ce dernier auteur d'après laquelle a la maison de Foix

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