Trias, loc. cit., p
1° la protestation épiscopale est absolument sans valeur, d'abord parce qu'elle a été faite « plus de quinze mois avant » le 8 septembre 1278, et, en deuxième lieu, parce que les traités ne serviraient plus à rien « s'il sufTisail d'enregistrer le fait par-devant notaire pour annihiler un contrat' ». a A supposer 0 même », ainsi que le dit M. Mérignhac, « que le « signataire du paréage eût été violenté, l'exécution de « la sentence depuis le xni« siècle jusqu'à nos jours « constituerait une prescription dont les plus exigeants « se contenteraient' » ;
2° l'évêque a recouru à une procédure exclusive de toute idée de force et de violence, à savoir la décision d' « amicabiles compositores ».
B. — Ensuite notre érudit prouve que : 1° l'objection de M. Trias basée sur l'abstention du Gouvernement Français dans l'accord de 1278 ne porte pas, car le Paréage s'occupe des droits seigneuriaux dans les Vallées « à l'exercice desquels le roi de France était totalement étranger' » ; 2° l'observation du professeur espagnol, d'après laquelle les Andorrans sont restés neutres au milieu des guerres que se faisaient les deux rivaux pour savoir qui aurait la souveraineté de leur pays, est sans « conséquence pratique* ».
C. — 1° M. Trias, afin de montrer qu'il n'y a pas égalité de pouvoirs entre la France et la Mitre, prétend que la part de l'évêque, au lieu d'être nettement déterminée comme celle du comte, comprend tous les droits qui ne sont pas concédés à ce dernier. Ce qui est un tort, ainsi qu'il ressort de la façon de procéder des arbitres ou médiateurs qui se contentent simplement de maintenir « chacun des deux adversaires en la pos-