A. Mérignhac, loc. cit., pp. 11 et
dans les Vallées termine sa savante étude par la conclusion suivante : « Les adversaires de la France en « Andorre pourront parfois peut-être réussir, en fait, « à réaliser ces projets de suprématie dont ils poursui- « vent le triomphe avec une rare ténacité. Ils seront « moins heureux le jour ou les expédients ne suffiront « plus et où on s'avisera de discuter, au double point « de vue de l'histoire et du droit, la légitimité de leurs « prétentions' )).
A la suite de la publication dans \3i Revue des Pyrénées du mémoire de M. Brutails que nous venons d'analyser, M. Baudon de Mony répondit dans la même Revue par un article intitulé : Li Vallée d'Andorre et les écêques d'Urgel au Moyen-A(je\ où il se propose, en attendant la publication de son étude sur les Relations politiques des cotrites de Foix arec la Cataloijne jusqu'au commencement du xiv*' siècle qui parut en 1896, de critiquer son contradicteur sur deux points : 1° au point de vue de sa méthode : 2° sur sa façon d'interpréter certains faits.
A. — Nous n'insisterons pas sur la première partie de sa réplique ; M. Baudon de Mony y a quitté un peu trop les templa serena dont parle Lucrèce ou plutôt, comme il U' dit lui-même, a les régions calmes et « sereines de l'érudition' ». Disons simplement que : l"* il se défend d'avoir voulu soulever un « débat politique » et d'avoir eu l'intention de fournir des arguments aux revendications de la Mitre contre les droits de la France; 2*^ il établit que M. Brutails. à tort, a lié son nom à celui de M. Trias, car il n'a pas prouvé (ju'il y avait concordance entre leurs théories générales, d'autant plus que son contradicteur ne connaît pas encore le fond de l'étude dont il ne peut a juger que par un sommaire. »