Ibid., p
B. — Dans la deuxième partie, M. Baiidon de Mony réfute les deux objections à lui faites : 1° Comme il a voulu faire une « étude purement historique » et ne visant pas le « règlement politique de la question d'Andorre )), le reproche qu'elle est sans portée pratique doit être considéré comme non avenu et son contradicteur a se bat donc contre des fantômes'. »
2° M. Brutails prétend que l'inîéodation de toute la Vallée par les évêques aux vicomtes de Caboet est un fait inexact et contredit par les documents et qu'il n'y a pas eu concession de l'Andorre, mais simple « concession de droits en Andorre » ou « tief taillé ». Notre érudit répond à celte objection par trois textes, ayant respectivement pour date le 18 juin 1156, le 10 avril 1201 et le 18 mars 1206, et entîn par l'acte principal qui est le Paréage de 1278, car ce qui prouve que le fief épiscopal portait originairement sur la vallée entière c'est que, précisément, il est question dans ce dernier texte de tout le territoire andorran : « si le (( puissant vassal » (le comte de Foix) a se dégage, en « partie, de la dépendance du passé, ce fait historique » (le Paréage) « amené par les circonstances, loin de « porter atteinte à l'étendue primordiale du fief épis- « copal, ne fait que la constater de la manière la plus « formelle'. »
Dans la même livraison de la Revue des Pyrénées et à la suite de l'article que nous venons d'étudier se trouve la réponse de M. Brutails, divisée en trois parties et intitulée : Etudes critiques sur les orifjiiies de la question d' Andorre'.
A. — Le premier point s'attaque à la première partie (A) de l'étude de M. Baudon de Mony, à qui il reproche de manquer à la fois de preuves et... de courtoisie.