Rcc. des Pijr., 1892, pp
B. (Réponse à B. 2°). Il maintient les conclusions de son premier article de 1891 à savoir que « les vicomtes de Caboet et plus tard les vicomtes de Castelbon et les comtes de Foix tenaient de l'évêque, non pas la vallée tout entière, mais un fief sis dans cette vallée' » ; et il cite à l'appui de sa thèse divers textes du xn« et du xiii** siècles. Nos deux érudits se livrent donc un véritable combat à coups de documents et ces projectiles d'un nouveau genre ne laissent pas que de faire brèche à leurs raisonnements respectifs.
C. (Réponse à B. 1°). M. Brutails établit que l'article publié en 1885 par son adversaire dans la Bibliothèque de l'École (lea Chartes est un « plaidoyer pour les évêques », ayant un caractère politique, malgré les dénégations de M. Baudon de Mony.
Ce dernier auteur a réfuté dans diverses notes de son ouvrage, paru en 1696, cet article de M. Brutails (notamment au tome ^^ dans les pages 12, 73 et 74, à la note 3).
P. Il répond à l'objection B en établissant que, tout en concédant l'Andorre tout entière aux seigneurs* de Caboet, les évêques y avaient gardé des droits très importants, restreignant ainsi ceux de cette maison dans la vallée: c'est pourquoi « les actes concernant « les relations des seigneurs de Caboet avec ce pays « parlent du fief de la vallée d'Andorre : l'idée de rea- (( friction y existe par rapport au pouvoir de ces sei- « gneurs vis-à-vis de celui des évêques, et non par « rapport à V étendue territoriale de leur fief ».
II*'. (Réponse à C). M. Baudon de Mony se défend d'être un détracteur des droits de la France sur les Vallées : « il ne s'agit pas de faire du patriotisme à propos d'actes du xii« siècle, où les intérêts des évêques d'Urgel et des seigneurs de Caboet se trouvent seuls en jeu ' ».