Ibid.j toc. cit., t. 1, p
Quelle conclusion tirer de cette polémique ? Gomme Janus, elle est à double face et, selon que l'on se reporte à M. Brutails' ou à M. Baudon de Mony, leurs théories respectives triomphent. Considérant la profonde érudition de nos deux auteurs, vouloir trancher le débat serait trop de prétention de ma part, simple étudiant en droit, puisque M. Brutails refuse à un professeur, M. de Dios Trias, la faculté de a s'occuper » de pareilles matières : « on peut », dit-il, « être un jurisconsulte des plus distingués et n'avoir pas fait ces études préparatoires qui sont nécessaires pour s'occuper avec fruit des chartes du moyen-àge^ ». Cependant, sans conclure avec la simplicité d'Horace que « le procès est encore pendant » (adhuc subjudice lis est), nous ferons constater que le seul argument, tiré de l'acte de 1278 en faveur de la suprématie épiscopale, est que, tout simplement, le comte et ses successeurs devaient prêter l'hommage à l'évêque ; or, si nous observons que depuis 1278 il n'a plus été rendu', qu'au point de vue juridictionnel, Roger-Bernard était mieux traité que le prélat, puisque le Paréage ne parle que du viguier comtal, et qu'il en était de même pour la répartition des droits de justice et de la queslia, nous dirons, avec MM. Mérignhac et Brutails, qu'il y avait égalité de droits entre les coprinces : ce que le comte perdait en suprématie par l'hommage (jurans et homagium faciens), il le regagnait largement aux points de vue judiciaire et fiscal.
1. M. Brutails s'est encore occupé de cette discussion historique dans la Revue Critique du 21 décembre 1896 et dans deux articles publiés dans la Reçue des Unitersitès du Midi, l'uu en 1897, pp. 88 et suiv., l'autre en 1898, pp. 343-344.