‹ La constitution de l'AndorreChapitre 27 sur 110 · En ce sens, Brutails, Rev. des Pijr,, 1891, p · texte numérisé non relu

En ce sens, Brutails, Rev. des Pijr,, 1891, p

— SO- UP — Les droits des cosuzerains 1° Les Droits de l'Évêque d'Urgel

I. La dlmc et le droit carolingien. — Louis le Débonnaire fit cession, en 840 pour certains et en 819 pour d'autres', à Sisébut, évèque d'Urgel, à l'occasion de la consécration de l'église cathédrale de cette ville, d'un certain nombre de droits'. Il fut stipulé notamment que la moitié de la dîme des six paroisses andorranes serait donnée au prélat de La Seo, et l'autre moitié (la ville d'Andorre exeptée) appartiendrait au chapitre de la cathédrale, que les Maures avaient détruite et que Louis fit rebâtir à ses frais. Quant à la moitié qui restait de la dîme de la capitale, Andorre-la-Vieille, elle fut donnée à un habitant des Vallées, don Ramon Plandolit, pour le récompenser des services qu'il avait rendus à l'armée des Francs : cette portion fut appelée « droit carlovingien ». Elle était en dernier lieu la propriété de don Guillem Plandolit, personnage influent (cap (irosw) et riche propriétaire du pays qui, par amitié pour l'évèque, s'était chargé de recueillir la dîme pour le compte de celui-ci. Mais don Guillem étant mort vers 1880 et ses enfants s'étant partagé ses biens', la famille Plandolit a vu disparaître, à raison de cette division, le droit carolingien, faute de propriétaire chargé de l'exercer.

Il ne faut pas voir là un fait unique : il existait en Catalogne des portions de dîmes que l'on désignait aussi

1. M. Brutailg incline même pour 839 ; d'après M. de Dios Trias, ce serait en 819.

2. On' invoque même comme origine de la dîme un acte de consécration de la cathédrale, en 802, par lequel Charlemagne concède ce droit à l'évèque Posaidonius I"; mais ce document est apocryphe.

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