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sous le nom de droits carlovingiens et auxquelles on assigne la même origine, c'est-à-dire une cession faite par Louis le Débonnaire à titre de récompense, lorsque ce prince eut pacifié le pays.
Pour le prélèvement de la dîme, voici comment l'on procédait : on formait ce que l'on appelle en Andorre un « caballon », c'est-à-dire une meule de dix-sept gerbes et le décimateur en prenait deux ; elle portait aussi sur le croît des troupeaux dont elle prenait un dixième.
Les Vallées ont suivi l'exemple de l'Espagne et ont racheté cet impôt. Tout d'abord trois paroisses : i° Andorre-la-Vieille, mais un « cuart » sur deux, celui d'Andorre seulement, 2° la Massane, 3" Ordino, obtinrent l'autorisation de verser une somme d'argent, au lieu d'être soumises à la perception de la dîme en nature.
Puis comme elle constituait une charge très lourde pour les Andorrans, ceux-ci ont essayé de s'y soustraire; « le conflit éclata à propos de la part de dîmes qui « appartient au chapitre. L'évêque excommunia en « bloc les autorités et lit suspendre les franchises doua- (( nières dont les produits andorrans bénéficiaient à « leur entrée en Espagne ». (Cela se passait en 1895.) « C'était jouer, sur une question d'intérêt, une partie « dont l'enjeu était le maintien de l'idée catholique « dans les Vallées, et cette partie, le Prélat et son « Chapitre l'ont absolument perdue : non seulement « les Andorrans ne sont pas venus à résipiscence, mais « encore ils ont pris, sous la pression des événements, (( des décisions qui dénotent un esprit quelque peu « révolutionnaire'. » L'évêque actuel, don Juan Laguarda, a passé en 1903 trois conventions avec le Conseil général, l'une du 13 avril, l'autre du 8 mai,