‹ La constitution de l'AndorreChapitre 30 sur 110 · pesetas. En 1903, on a pris, pour régler le · texte numérisé non relu

pesetas. En 1903, on a pris, pour régler le

conflit, le cliiflre rond de 36.000 pesetas, que l'on a

divisé en trois parties égales ; l'évèque et son chapitre

ont, chacun d'eux, renoncé à une part de 12.000 pesetas

1. La peseta équivaut à notre franc ; mais, à raison de la dépréciation de la monnaie espagnole, sa valeur est toujours inférieure à celle de notre unité monétaire. Kn août 1904, le change était de 38 "/. .

et le tiers restant (c'est-à-dire 12.000 pesetas) a été payé par l'Andorre aux décimateurs : puis il a été entendu que les Vallées paieraient chaque année à la Mitre une somme de 4.666 pesetas et cela tous les 13 décembre, à partir de 1903. de sorte qu'elles lui ont versé, le 15 décembre 1903. 4.666 pesetas. Tel est aujourd'hui le chiffre de la redevance épiscopale : on a ainsi réalisé l'unité des comptes et par là simplifié le paiement, mais au détriment du pittoresque. D'ailleurs, malgré la disparition de la dîme épiscopale en nature, les autorités ecclésiastiques perçoivent encore, sur un certain nombre de terres, une redevance en nature, dite « condal » ; ces restes d'institutions féodales sont fatalement condamnés à disparaître dans un avenir prochain.

II. — La (juesdti '. — Fixée par le Parèage jusqu'à la somme de quatre mille sous melgoriens sans pouvoir dépasser ce chitTre. elle est actuellement de 900 pesetas que l'Andorre paie à l'évêque tous les deux ans (ce qui fait 450 pesetas par an) en un seul versement effectué autrefois pour Pâques ou pendant la semaine sainte, aujourd'hui dans le courant du mois de décembre.

III. — Dons. — Nous avons vu, pp. 8 et 9. que l'acte de 1176, confirmé en 1278, reconnaissait au prélat le droit de percevoir certaines redevances, consistant surtout en victuailles. xMais les évêques Ugo de Moncade et Pierre de Cardone affranchirent les Andorrans de cette charge qui, dit le Poîitar, « valait des centaines (( délivres ». moyennant la compensation suivante : chaque fois que le prélat de La Seo vient visiter les Vallées (mais pas plus d'une fois par an), le Conseil général lui offre un festin, à l'issue duquel, dans une coupe dorée, en tin tnaso daurat-, le syndic lui remet

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