‹ La constitution de l'AndorreChapitre 32 sur 110 · The vallct/ of Andorra · texte numérisé non relu

The vallct/ of Andorra

« de la République Andorrane ». M. de Roussillou, dans son livre De l'Andorre, combat cette détermination; cette contribution « résulte », dit-il, o d'une sorte d'abon- « nement fait avec la Vallée pour la taille que les rois « de France avaient le droit de prélever sur ce pays ; {( on aurait pu d'ailleurs la regarder comme Téquiva- (( lent de la permission d'extraire de ce département « (l'Ariège) une quantité d'objets sans payer de droits' ».

Ce refus fut loin de satisfaire les Andorrans qui gardaient, il est vrai, les dix-huit cent soixante-dix livres du tribut, mais perdaient, d'autre part, la franchise pour les marchandises stipulées dans l'arrêt de 1767 ; ce mécontentement s'explique si l'on considère que les droits de douane dépassaient de beaucoup la somme qu'ils versaient comme questia. C'est pourquoi l'Andorre, bien que séparée de son Viguier Français, conserva cependant son attachement pour nous et, en 1801, alors que le traité de Lunéville avait ramené un peu de calme dans la France révolutionnaire, deux membres du Conseil général des Vallées, don Juan Poussy, d'Ordino et don Picard, d'Encamp, furent délégués au préfet de l'Ariège, porteurs d'une requête où, toujours fidèles à leurs engagements, dont la chaîne avait été un instant brisée, ils reconnaissaient nos anciens droits sur leur pays et demandaient la nomination d'un Viguier Français ainsi que « le renouvellement « de tous les rapports existants avant la Révolution », ne réclamant en échange que deux choses : la protection de la France et l'acceptation d'une somme fixée qui les exempterait du paiement des droits de douane.

Devant cette demande ainsi formulée, Napoléon I" reprit l'exercice des droits de la Couronne en Andorre par le décret du 27 mars 1806, dont l'article 1 ordonne la nomination d'un Viguier « pris dans le département

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