Voir
Napoléon P"^ consacra en 180G. Ils l'adjurent d'entrer en relations avec le gouvernement Espagnol et d'intervenir dans un débat, où leur vie et leur nationalité même sont mises en discussion.
La réclamation des Andorrans semble bien fondée et l'on ne comprend pas comment le Conseil d'Etat de Madrid a pu se laisser entraîner à rendre un pareil avis, ou plutôt on le comprend trop ' ; aussi fut-il combattu, ainsi que la décision de 1863, à un triple point de vue :
1° II méconnaît les traités par lesquels les deux coprinces ont toujours reconnu l'indépendance des Vallées ; il tend à la violation de privilèges séculaires et c'est à tort que l'Espagne cherchait à. empiéter sur les droits de ce sympathique petit peuple, qui sont toujours restés debout au milieu des tempêtes révolutionnaires qui ont agité les deux pays voisins.
2° Au point de vue fiscal, le différend se présente aussi sous un mauvais aspect pour l'Espagne. Les pertes que son Trésor public peut éprouver de la part des Andorrans ne peuvent pas sérieusement faire l'objet d'une plainte, vu que les ressources qu'elle pourrait obtenir, en leur faisant payer l'introduction des marchandises et des troupeaux, sont insignifiantes, à raison du faible chitïre de la population des Vallées, Mais ce qui n'est rien pour le budget espagnol, est, au contraire, comme nous l'avons établi (pp. 45 et 46), d'une grand(,' importance pour les habitants besogneux de l'Andorre.
S*' Enfin, sur la question des atteintes portées aux droits de la France sur les Vallées, nous renvoyons au § 4.
Devant la justesse des raisons données et surtout grâce à l'intervention du gouvernement Français, la