‹ La constitution de l'AndorreChapitre 36 sur 110 · Voir · texte numérisé non relu

Voir

reine Isabelle II se laissa convaincre et sanctionna (sauf quelques légers changements) le traité de 1850 \

Une nouvelle alerte attendait les paisibles Vallées. Comme le traité de commerce avec la France a été rompu en 1892 (loi française du 11 janvier 1892, exécutoire à partir du 1" février), l'Espagne, craignant que les produits français ne prissent la voie andorrane pour pénétrer en franchise chez elle, a soumis, à cette époque-là, les marchandises de l'Andorre au tarif général qui est très élevé et n'a permis au bétail des Vallées qu'un séjour de trois mois dans les « llanos » d'Urgel en les soumettant à une garantie pécuniaire très forte, alors qu'autrefois il y passait six mois et même parfois l'année entière*. Lésés gravement par cette nouvelle situation, les Andorrans se plaignirent et le Conseil général décida de conclure un traité de commerce avec l'Espagne : ce fut un député espagnol, M. Carvajal. qui fut chargé des négociations ' et qui soutint devant les Cortès la thèse des immunités douanières de l'Andorre.

Sur ces entrefaites, l'évèque d'Urgel, don Salvador Casaùas, « ayant eu vent de l'affaire, se transporta « immédiatement à Madrid, s'indigna que lui, évoque « d'Urgel, coprince des Vallées, sénateur du royaume « d'Espagne, n'eût pas été prévenu des négociations (t relatives à ce traité de commerce, menaça d'inter- « peller le gouvernement espagnol, et fit valoir que « la convention commerciale serait nulle et de nul « effet si elle n'avait pas été négociée par lui, « souverain du Val d'Andorre. A la suite de cette

Page 1