Cf. sur ce point Vidal, L'Andorre, pp
2. En hiver, une pnrtifi dos troupeaux des \*alk''cs (notauimeut les moulons), (|Uf' l'on no pourrait pas nourrir avec les fourrages produits par les prairies andoiranes, transiiunie en Catalogne et descend dans la portion de la vallée de la Sègre, connue sous le nom de « Ribera de Urgel ».
3. Cf. Las Cortes espanolas de 1895 y las franquicias de Andorra.
« démarclie, le cabinet fit savoir aux Andorrans que « les pourparlers étaient rompus et qu'ils ne seraient (( repris que tout autant que le Conseil général ferait « connaître ses propositions par l'entremise de (( l'évêque'. ))
Devant l'insuccès de leurs protestations, les Andorrans envoyèrent trois députés à Perpignan pour demander au délégué permanent l'intervention de la France et adressèrent un mémoire au pape pour qu'il rappelât l'évèque d'Urgel au respect des traités et des règles prescrites par la charité chrétienne.
En attendant une solution à ce contlit, que le cabinet espagnol a promise prompte à notre représentant à Madrid, comme les habitants des Vallées versent les droits du tarif général quand ils veulent exporter dans la province de Lérida (c'est ainsi qu'un mulet ou une mule paie 90 pesetas), ils préfèrent envoyer en France le surplus de leur production ; de sorte que les transactions avec l'Espagne ont beaucoup perdu de leur importance.
Actuellement la France est seule à reconnaître aux Andorrans des privilèges douaniers.
2<' La Po^te. — Télégraphe et Téléphone.
1° La France a organisé dans les Vallées le service postal ; supprimé en 1891, il fut rétabli peu après. Généreusement elle a accordé le privilège suivant aux Andorrans : ils ne paient pas de taxe postale pour envoyer leurs lettres d'un point de l'Andorre à un autre ; mais cette franchise n'existe que pour l'étendue de leur territoire et s'ils veulent communiquer, soit avec la France, soit avec l'Espagne, ils paient la t*xe. M. Sutter-Laumann serait bien étonné s'il revenait visiter le Val ; ce n'est plus comme à l'époque de son