‹ La constitution de l'AndorreChapitre 38 sur 110 · Rrriio des Pi/r/'ni'rs : 1895 ; pp. 115 et · texte numérisé non relu

Rrriio des Pi/r/'ni'rs : 1895 ; pp. 115 et

voyage (en 1887), où une petite fille était chargée de porter la correspondance, qu'elle plaçait dans un cabas, « boîte de ce facteur improvisé.' »

Les habitants se plaignent de ce que l'organisation postale actuelle leur fait éprouver un retard de deux jours dans la réception de leur courrier. La correspondance française pour l'Andorre va à Porté où elle arrive vers deux heures de l'après-midi ; elle y reste en souffrance jusqu'au lendemain matin entre dix et onze heures ; à ce moment-là le courrier d'Andorre la prend, il arrive à Saldeu vers quatre heures de l'après-midi et il n'est à Andorre-la- Vieille que le lendemain. Il faut deux jours pleins pour qu'une lettre partie de France soit reçue à la capitale du pays et cela parce que le courrier est obligé de franchir un poil de plus, celui de Puymaurens. pour aller prendre la correspondance à Porté.

Les Andorrans, surtout les commerçants, se trouvent fortement lésés par ce retard et ils demandent depuis longtemps que les lettres à destination des Vallées soient prises directement à l'Hospitalet (Ariège) et non à Porté (Pyrénées-Orientales) : « notre porte d'entrée en France », me disait un notable, « c'est l'Hospitalet ». Ce léger changement aurait pour résultat de faire gagner au moins un jour à la correspondance; elle serait retirée de la poste de l'Hospitalet entre neuf et dix heures du matin (alors qu'elle n'arrive à Porté qu'à deux heures de l'après-midi), puis elle serait à Saldeu à deux heures de l'après-midi et enfin à Andorrela-Vioille à six heures : c'est-à-dire qu'en une seule journée les lettres de France arriveraient à destination. (]elle modification aurait pour conséquence une plus grande rapidité dans les communications et, par là. une plus grande facilité d'établir des relations avec

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