‹ La constitution de l'AndorreChapitre 48 sur 110 · II. DorciiET, Inr. n'L, i · texte numérisé non relu

II. DorciiET, Inr. n'L, i

vanoiiiraient dans le temps et le souvenir de la France ne survivrait plus que par la vieille tradition qui attribue à Cliarlemagne et à Louis le Débonnaire la fondation des libertés andorranes. Pouvons-nous rompre avec tout ce passé pour un résultat peut-être minime, M. Douchet reconnaissant lui-même que la cession de la « principauté )) à l'Espagne ne ferait pas disparaître la contrebande andorrane et Uivienne, mais simplement « dimi- « nuerait l'importance des deux principaux foyers de « contrebande »' ?

A quoi bon remanier la ligne de nos frontières, s'il nous faut, pour une combinaison douteuse, abandonner des relations plusieurs fois séculaires ?

2° Il ne serait ni habile, ni sage de notre part de renoncer à l'Andorre au moment où les idées et le parti français sont dans toute leur puissance et où nous détrônons, par notre politique ouverte et libérale, l'influence, jadis prépondérante, de l'évêque d'Urgel, qui fait aujourd'hui de vains efforts pour maintenir serrés autour de lui les quelques partisans qui lui restent. M. Douchet semble s'attacher à diminuer l'importance de ce fait. « L'inffuence espagnole », dit-il, » se substi- « tuerait dans les Vallées à l'influence française, et à « ce point de rue nous aurions peu à perdre : la langue, « les mœurs, les idées religieuses, l'intérêt public ou « privé, les moyens de communication, tout pousse « les Andorrans dans les bras de l'Espagne et tente « de les éloigner de la France ». Si on laisse de côté les moyens de communication (et encore il y aurait là matière à discussion), un seul point de cette argumentation est vrai et d'une vérité partielle; il s'agit de la langue. Sans doute, les Andorrans parlent catalan, mais cette observation entraîne les restrictions suivantes :

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