lice, des Pur., 1894, p
« nistration autonome et la faculté de faire juger les (( crimes ou délits par les tribunaux de l'une ou l'autre (( des deux puissances voisines, tout en supprimant « leurs immunités douanières qui sont le grand sujet 0 de plaintes. »
Mais, dans ce cas-là, à quoi bon les dénationaliser, puisque nous en ferions des Français spéciaux, un (( Etat dans l'Etat » et, pour tout dire, des Andorrans au petit pied, les privilèges que notre auteur propose de leur céder faisant aux Lliviens une situation semblable à celle des habitants des Vallées, du moins avant toute annexion espagnole, ce qui serait un petit bien pour un grand mal? M. Douchet rétorque avec humour cet argument, tiré de l'incompatibilité, en nous ramenant aux temps héroïques de la République d'Haïti. S'il prenait aux Lliviens la fantaisie de se « proclamer en « république ou d'élire un roi, voire même un empe- « reur, le mal ne serait pas grand et depuis la dispa- « rition du grand-duché de Gérolstein et la mort de (( l'empereur Soulouque, les occasions de s'égayer aux « dépens des principicules se font trop rares pour « que l'on se prive de cette satisfaction lorsqu'il est «' donné de la rencontrer » '. Mais l'esprit ne peut pas, en cette matière, tenir lieu de solution.
2. Quant aux Andorrans, ils sont trop vivement épris de liberté et trop profondément attachés à leurs privilèges pour se laisser tranquillement céder à l'Espagne. Nous ne croyons pas, en poussant le cri d'alarme, mériter par notre haine de la nouveauté la qualification d'Andorran et l'épithète qu'Horace décerne aux vieillards : laudator temporis acti ; un trop long atavisme a fait pénétrer chez eux l'amour de l'indépendance pour qu'on puisse changer les Vallées en province espagnole et supprimer brutalement plus