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comment ». me disait un notable d'Andorre, « les « Cerdans nous accusent de faire la contrebande ; les « Andorrans ont bon dos. » L'on s'explique après cela que les cours des moutons français soient fortement abaissés.
Les Andorrans trouvent chez les habitants des Pyrénées-Orientales non des acheteurs, comme dans l'Ariège, mais des concurrents commerciaux ; c'est à cause de cette rivalité que les « Cerdans » demandent à grands cris l'annexion des Vallées. Le jour où elles seront espagnoles, ils seront seuls à faire, en France, la contrebande en matière de bestiaux sans avoir à redouter la concurrence vigoureuse que, sur ce point. leur font aujourd'hui les Andorrans.
Et voilà la grande raison de cette prétendue désaffection dont parlait, en 1897. le Conseil d'arrondissement de Prades. Les habitants des Vallées, au contraire, aiment beaucoup notre pays et ils nous l'ont prouvé maintes fois ; du reste cette affection est réciproque : en France, du moins dans l'Ariège (leur antique suzeraine), ils ont la certitude de posséder de solides amitiés.