‹ La constitution de l'AndorreChapitre 57 sur 110 · Cf. Méuigniiac, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Méuigniiac, loc. cit., p

2. Le Politar' est l'œuvre du révérend Anton Puig. vicaire perpétuel des Escaldes : c'est un recueil de renseignements (c'est d'ailleurs là le sens du mot Politar, d'après l'introduction) tirés du précédent ouvrage et traitant à la fois de « l'antiquité, du gouver- (( nement, de la religion, des usages et des privilèges (( des Vallées — la (inlititiilat, (jorern. rcligio, uso^, prc- « heminencias, prerogatiias y pririlefjis de las Valls ncu- (( trafi )). Le Politar est plus connu des Andorrans que le Manuel Digeste et constitue en fait le véritable code de l'Andorre. Il est de 1763 et tiré « en grande partie », dit le titre, « du Manual Difjest et, pour le reste, des archives du Conseil général ».

Bien que ces deux ouvrages représentent les tables de la loi andorrane, M. Brutails a dit avec raison qu'ils sont l'œuvre « d'écrivains dénués de critique et de sens historique' » : l'auteur du Politar donne souvent son opinion personnelle comme l'expression de la vérité, au lieu de se contenter d'enregistrer la coutume.

3. Quant à la loi du 22 avril 1866, pour le moment' disons-en simplement que c'est le seul texte législatif qui ait été promulgué en Andorre : elle porte la signature du Syndic général Guillem de Plandolit y de Areny : mais elle a été soumise, préalablement à sa promulgation, à l'approbation des deux cosuzerains : l'empereur Napoléon 111 et l'évèque d'Urgel, don José Caixal y Estrade.

L'armoire de fer, placée dans la salle des délibérations du Conseil général, renferme simplement les archives de cette assemblée : on y trouve, comme documents principaux, les actes des Syndics et les

1. Cl. MiiRiGNHAC, loc. cit., [1. 7 ; — Wii.LiER, (oc. cit., p. 83.

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