‹ La constitution de l'AndorreChapitre 8 sur 110 · J.-A. Brutails, La Coula me d'Andorre, p · texte numérisé non relu

J.-A. Brutails, La Coula me d'Andorre, p

3. Bulletin de la Soc. arch. du Midi do la Fr., loc. cit. p. 3!).

« les empiètemeots et les violences : c'est là le motif le (( plus rationnel de sa constante neutralité'. »

2. — Deux actes, l'un du xn'^ siècle, l'autre du x[^^ vont nous permettre de voir quelle était en Andorre la situation des deux cosuzerains avant la signature du Paréage de 1278.

1° Situation de l'érêque d'Urgel. — Le 8 janvier 1176 fut passé un accord entre Arnaud de Perexens, évêque d'Urgel, et les Andorrans, ayant pour but de régler les différents droits de la Mitre sur les Vallées'. Raimond, vicomte de Castelbon, s'était interposé auprès des iiabitants pour les amener à la conclusion de ce traité. Nous les grouperons sous trois rubriques :

(1°) Redevances ecclésiastiques et féodales. — Les bailes episcopaux sont chargés de lever les dîmes et les prémices des grains (décimas et primicias), dont le produit sera divisé par moitié entre les clercs d'Andorre et ceux de La Seo. Les habitants des Vallées doivent la dîme sur les agneaux, la laine et le suif : ils donnent des fromages à l'évèque à qui ils reconnaissent le droit de percevoir certains menus droits tels que porcs, poules, œufs, etc. Vingt-quatre jambons (penias bonas et optimas) seront donnés à l'évèque pour le droit de leude et six pour le droit de gîte ; tous les deux ans il recevra deux cents sous de cens et pour le droit d'albergue (parada) six vaches. Lors de ses visites en Andorre, chaque paroisse lui livrera (juatre bons jambons, quarante beaux pains de froment (fouaces paieras), quatre mesures de vin bon et pur et un muid de bonne avoine mêlée à un tiers d'orge. C'était là, comme on le voit, des droits particulièrement substantiels, de « ces droits », comme

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