C'est la date de la confli-niation cpiscopale
les fondions de consuls el de conseillers, généraux ou de paroisse, étaient concentrées dans un petit nombre de maisons dont les chefs, après être restés un maximum de trois ans sans avoir de mandats à remplir, étaient forcément réélus. Le peuple, lassé, s'adressa, le 14 avril 1866, à l'évoque d'Urgel, don José Caixal y Estrade, pour lui manifester « la nécessité de corriger les abus '( et les maux » provenant de cette organisation {la liCArsmiad de corrcuir gmriHimos abusos y male.s) ' et lui présenter un projet de réforme qui comprenait les quatre articles suivants : 1° Donner le droit de vote à tous les chefs de famille pour élire les vingt-quatre membres du Conseil général, dont la durée du mandat sera portée de deux à quatre ans ; 2° créer des Conseillers généraux distincts des membres du Comû; 3° donner le droit de vote aux chefs de famille pour élire les autorités municipales qui seront renouvelées au bout de quatre ans ; 4° reconnaître aux caps de casa le droit de contrôler l'administration paroissiale par l'intermédiaire de deux députés ou comissiouals ; ces diverses autorités seront élues en un seul jour ((dt un sol dia).
Pour la réalisation de ces réformes, deux projets étaient en présence: l'un de don Joachim deRiba, ancien Syndic et ex-Viguier épiscopal ; l'autre, qui fut accepté, de don Anton Dallerès (« notre M. Wallon », me disait un notable), ancien Conseiller général et pharmacien.
La Reforma, timide essai de constitution écrite, ne comprend que seize articles; elle est donc la plus courte des constitutions modernes, faisant passer au deuxième rang celle de la France qui, avec ses vingtsept articles, était considérée comme la plus brève du monde entier'. C'est avant tout une loi électorale.
Elle accorde aux Andorrans les changements qu'ils