Cf. BuLr.\iLS, Lu Coaluinc d'Andutrc, pp. 38, 39 et
à sa guise ; c'est ainsi que les deux communes d'Encamp et d'Andorre-ia-Vieille se sont unies pour payer leur médecin : elles lui donnent une somme ferme de 2.750 francs par an. Il n'y a pas de vétérinaire officiel; comme dans la plupart des communes de la Haute- Ariège, ce sont les maréchaux ferrants qui remplissent cet office.
3° Le grand désir des Andorrans est d'avoir un chemin carrossable, unissant leur pays aux deux nations voisines. Déjà, par délibération du 19 décembre 1865, le Conseil général avait autorise, en même temps que la fondation d'un établissement de bains aux Escaldes, la construction d'une route reliant la France à l'Espagne à travers l'Andorre, en y mettant simplement cette condition qu'elle serait terminée dans un délai maximum de dix ans. Ce projet fut, après un premier échec, repris en 1891 par M. Escande-Voltan ^ qui demandait au Conseil général de la Vallée : l'' le maintien et la confirmation de sa concession de 1888 et 2*^ l'autorisation de construire une voie ferrée unissant, à travers le Val, l'Ariège et la province de Lérida. Il semble que le gouvernement hésita à accorder ce que lui demandait le Conseiller général de l'Ariège, qui nous donne lui-même l'explication de cette hésitation : « déjà à diverses reprises des concessions similaires « antérieures, accordées par votre pays, s'étaient terce minées d'une façon déshonorante après avoir fait de « noiiibreuses dupes et avoir absorbé l'argent du public, « sans d'autre résultat que d'enrichir des gens sans « scrupule qui jetaient le discrédit sur votre nation, (( dont ils compromettaient le bon renom. C'est mê?ne « en partie le souvenir néfaste laissé par les tentatives « précédentes qui a rendu particulièrement difficiles et