PIÈGE III — PROGRÈS DE LA TOLÉRANCE RELIGIEUSE SOS
a enfin moyen de jeter par -dessus le mur de ronde u une lettre où il conjurait le passant qui la trouve- « rait de porter à un homme de loi sa requête, afin de tt comparaître devant un magistrat en vertu de T/ta- « béas corpus. Par malheur ce juge était encore proie testant. Il se borna à demander au plaignant s'il a prenait réellement un pain à cacheter [wafer) pour « Dieu. Sur sa réponse qu'il croyait à la présence « réelle dans une hostie dûment consacrée, le juge c( déclara qu'il était aliéné et le fit réintégrer dans « cette triste maison de fous. J'oublie combien de « temps il y séjourna. Ses cheveux blanchirent avant « le temps. Sgi mère enfin se jeta aux genoux de-son « frère, et obtint son élargissement. Indigné de Tou- « trage fait à sa liberté, Charles T*** alla remercier a sa mère en Irlande et repartit pour Paris, où je me « suis joint, en 1851, au comte de Noé pour servir de « témoin à sa naturalisation comme Français. Il y a a seize ans il vivait encore au château de T*** : il a l'avait acheté comme étant le manoir primitif de « ses ancêtres.
« J'ai lieu de croire qu'une incarcération aussi a odieuse ne serait plus possible aujourd'hui , ou du « moins qu'elle ne durerait guère. Nos voisins ont « amendé leurs lois en cette matière. Plus sages que « nous, ils corrigent peu à peu au lieu de tout balayer « pour tout reconstruire.
a Veuillez agréer, elc,
« Antoine d'Abbadik. »
Paris, 28 avril 1878i
Toutes les grandes nations riches et lettrées ont , comme l'Angleterre, souvent abusé de leur puissance pour commettre le mal. Il en est peu au contraire qui, à son exemple et sans y être contraintes par des revers, soient rentrées dans les voies du bien. — F. L-P.