CHAPITRE Vil
l'enseignement supérieur des professions
En Angleterre comme ailleurs, les connaissances fécondes en applications utiles, pour les arts usuels ou libéraux, font journellement de grands progrès. Cependant les Anglais ne songent guère à former, par l'enseignement de ces connaissances, les praticiens voués aux deux sortes de professions lucratives. Les « enseignements professionnels :», organisés sur le Continent pour les arts de l'ingénieur et de l'architecte, ont été mal accueillis; et les applications qu'on en a faites ont toujours été renfermées entre d'é-
troites limites. Les écoles de droit et de médecine elles -raêcpes, qui eu france ^\ en Italie ont jeté un certain éclat, n'ont ç^ère jusqu'àv présent de véritables équivalents en Angleterre. Les quatre hôtels de cour (Inm of çoMTt% Pu se forinent les jeunes iPiemtiFes du barreau^ (Çiarr ris{ers). dans le quartier du Temple, trgjjLct^erit ^ il ^st vrai , par le caractère de leur^ |;iabita,at^ sur les autres quartiers 4e la ville 4? Londres; mais, ce ne sont point des écoles de dro^t, Le§ quatre corporations de Barrister^ qui les habitent s'unissent pour constituer un enseignemenl, méthodique ; toutefois les cours y sont peu suivis et, en fait, ils ne sont point obligatoires. La seule obligation positive qui pèse sur les étudiants est de dîner neuf fois par an , pendant quatre années consécutives, avec les maîtres de la corporation, dans l'hôtel où ils sont inscrits. Après ce délai, les étudiants sont admis dans le corps des Barristers par l'un des trois moyens suivants : en ju^tifian^ qu'ils ont ou suivi deux des cinq poujrs, ojii. subi un, examen, ou fréquenté pendant un an le cabinet d'un Barrister. Au fond , le recrutement dii bar7 reau anglaiç reste assuré par les deux principes qui lui ont valu dans le passé une ju^te renom-r mée. Les quatre hôtels n'admettent au stage qije les jeunes gens appartenant à des familles où régnent notoirement les qualités du Gentleman , et contractant l'obligation de s'interdire les fon.c-