CH. VII — L'ENSEIGNEMENT DES PROFESSIONS
tions ijaféyieures du siBfvice iudi/ciaire^ ^.a cou-, tume çoofère aux Çarristers des privilèges importants , notamment le droit exclusif de fournir des prétendants aux grandes charges de la magistrature (m).
Les tendances vers la centralisiation admiuistratiye et les écoles spéciales se sont développées avec pliis de succès, en ce qui touche les professions médicales. Manifestées d'abord eu 1834, ces tendances ont amené en ^858 rétablissement d'un régime réglementaire qui est déjà en voie de s'aggraver. Les médecins empiriques conservent le droit d'exercer Ubrement leur industrie ; mais les médecins déclarés orthodoxes par les écoles sont de plus en plus protégés par la loi. Depuis 1858, il est institué une corporation ayant la personnalité civile, chargée d'établir par un enregistrement spécial la classe des médecins orthodoxes et de mettre cette fonction à profit pour améliorer l'enseignement de la médecine. Elle a pour titre ; Conseil général d'éducation médicale et d'enregistrement du Royaume-Uni. Ce conseil est formé de médecins nommés en partie par le roi , et délégués en partie par les autorités médicales des trois royaumes. Use subdivise, pour ce qui est spécial à chacun d'eux , en trois succursales
* C'est surtout cet engagement qui établit le contraste réel que Ton peut souvent remarquer entre le Barri ster et Tavocat du Continent.
relevant de Londres, d'Edimbourg et de Dublin. Il enregistre seulement, dans le gros volume qu'il publie, les médecins pourvus d'une licence qui est délivrée soit par les universités, soîl par certains corps médicaux formant environ vingt lieux d'examen. Ces corporations elles-mêmes appuient surtout leurs jugements sur les certificats délivrés par des écoles, en nombre à peu près double, qui sont toutes annexées à des hôpitaux. En résumé , sous ce régime nouveau comme sous l'ancien, la présomption sur l'aptitude du médecin reste en grande partie fondée sur la pratique de l'art.