RÉSUMÉ SUR L^ÉTEBNELLE LUTTE DU BIEN ET DU MAL
L'humanité a toujours offert la lutte du bien et du mal. Même dans les sociétés où règne la vertu, les pères et les mères ont, tout au moins, à réprimer chez leurs enfants les impulsions émanant du vice originel et de l'ignorance.
L'empire du bien s'affermit si deux conditions sont remplies : si les individus, groupés par familles, sont soumis à l'autorité paternelle, c'est-à-dire au pouvoir humain qui aime le mieux ses sujets ; si ce pouvoir, soumis lui-même à la loi de Dieu, n'est point affaibli par le mélange des familles , détruit par la tyrannie des gouvernants , ou désorganisé , aux mauvaises époques , par les fléaux qui ruinent les foyers domestiques et les ateliers de travail. Quant à la société , elle prospère si les familles conservent cette heureuse situation; elle souffre si la dis-
corde les envahit ; elle périt si ce désordre atteint les dernières extrémités du mal. La prospérité est la récompense des peuples qui pratiquent lé bien, mais elle fait toujours naître un danger. La richesse , les forces intellectuelles et la puissance, fruits habituels de la vertu, développent l'orgueil, les appétits sensuels ou les désirs injustes , et elles provoquent la corruption en fournissant le moyen de les satisfaire ^ L'Angleterre a subi ces vicissitudes comme les autres nations riches et lettrées de l'Occident ; mais en général, depuis dix siècles, elle a mieux réussi que ses émules k conserver le bien et réprimer le mal.