‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la raceChapitre 112 sur 190 · CH. V — AUTORITES AUXILUIRES DU BIEN · texte numérisé non relu

CH. V — AUTORITES AUXILUIRES DU BIEN

Cependant, même aux plus mauvaises époques, le règne du bien n'a jamais été complètement privé d'auxiliaires. En Angleterre , comme chez toutes les races, il s'est toujours trouvé, entre les gouvernants qui se corrompent et la masse des familles réduites à l'impuissance par l'oppression et le mauvais exemple , deux classes d'hommes propres à entretenir le culte de la loi morale. Les premiers vivent isolés et intacts au miUeu de la corruption générale, parce qu'ils renoncent à tous les avantages sociaux; ils se préoccupent uniquement de donner dans leur vie privée l'exemple de la vertu; et ils se placent ainsi dans cette longue liste de saints qui se sont surtout multipliés depuis les enseignements donnés par Notre -Seigneur Jésus- Christ. Les seconds, au contraire, restent intimement mêlés au mouvement de la société; mais, pour eux, le contact n'est point malfaisant. Ils sont préservés de la corruption grâce aux traditions de noblesse natu-

phies du Coutelier de Londres, du Coutelier et* du Menuisier de Sheffield, du Fondeur du Derbyshire; et dans les Ouvriers des deux mondes, 1. 1> le § 3 des monographies du Nourrisseur de la banlieue de Londres et du Manœuvre agriculteur du comté de Nottingham. — Il est juste d'ajouter cependant que , dans ces dernières années , on s'est appliqué à favoriser Paccès du temple aux classes ouvrières; on a môme supprimé, dans quelques églises anglicanes, toute perception de taxe sur les places occupées. Voir la Réforme sociale, 11, m, note 2.

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relie (VI, viii) qui leur ont été léguées, par le testament des ancêtres, avec le foyer domestique et l'atelier de travail. Placés à des niveaux fort différents sur les degrés de la hiérarchie sociale, ils s'appliquent, tantôt avec leur seule famille , tantôt avec le concours de nombreux serviteurs, à l'agriculture ou aux autres arts usuels ^ Quelle que soit leur condition, ils conservent, comme le meilleur héritage, les coutumes qui leur assurent le respect et l'affection de ceux qui les entourent. Ils occupent, en quelque sorte, le centre d'une oasis où le bien-être et la paix contrastent avec la discorde et le malaise de la région environnante. Ceux qui gouvernent les sociétés devraient demander leurs enseignements aux exemples de ces hommes admirables. Les particuliers pourraient en toute sûreté les prendre pour modèles dans la conduite des affaires privées. Platon, il y a vingt-deux siècles, avait remarqué ces précieux modèles en poursuivant ses voyages : il s'était instruit à leur école ; il les recommandait à la vénération de ses disciples; il nommait hommes divins les précurseurs de ceux que nous avons pris nous-mêmes pour maîtres, et que nous avons appelés les Autorités sociales *,

3 La Réfoine sociale, 34, xviii; 54, xiii; 60, vi. z= ^ « Il se trouve toujours, parmi la foule, des hommes « divins, peu nombreux à la vérité, dont le commerce est « d'un prix ineslimable, qui ne naissent pas plutôt dans les

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cil. VI — INSTITUTIONS AUXILIAIRES DU UAL tS7

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