‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la raceChapitre 113 sur 190 · LES INSTITUTIONS ET LES AUTORITÉS AUXILIAIRES DU MAL · texte numérisé non relu

LES INSTITUTIONS ET LES AUTORITÉS AUXILIAIRES DU MAL

L'Angleterre n'a pas été exempte , plus que les autres États riches et lettrés , des inventions par lesquelles des écrivains honnêtes, mais étrangers à la connaissance des sociétés, se flattent, aux époques de corruption , d'opérer la réforme sans avoir égard aux enseignements de l'expérience. C'est même Thomas More, l'héroïque chancelier de Henri VIII, qui, par ses chimériques inventions sur le régime de la propriété dans l'imaginaire Utopia, a fourni à la littérature moderne le nom de ces dangereuses nouveautés.

a États policés que dans les autres. Les citoyens qui vivent a sous un bon gouvernement doivent aller à la piste de ces a hommes qui se sont préservés de la corruption , et les « chercher par terre et par mer, en partie pour affermir ce « qu'il y a de sage dans les lois de leur pays, en partie « pour rectifier ce qui s'y trouverait de défectueux. l\ n'est « pas possible que notre république soit jamais parfaite , si « l'on ne fait ces observations et ces recherches, ou si on les « fait mal. » (Platon, les Lois, livre XII. Traduction de Saisset, t. IX, p. 312.) — Voir, dans la Reforme sociale , la Préface et les passages suivants : 8 , m ; 34 , xviii ; ^, v; 51, XIII ; 64, vi. Voir également, dans VOrganisaiton du travail, l'Avertissement; dans la Paix sociale. Introduction de 1871 , le § IV; et enfin dans V Union n® 4 le Document 1, 18.

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Heureusement, l'Angleterre est restée fidèle, même dans les plus mauvais temps, aux traditions qui soumettent la conduite des affaires publiques à l'intervention des propriétaires fonciers, et le contrôle des idées à l'empire de la coutume. Depuis la révolution de 1649, elle n'a plus permis, comme l'ont fait plus récemment d'autres peuples , que les lettrés prissent la direction du gouvernement et convertissent en lois écrites les produits de leur imagination*. On n'a donc point à citer ici une seule de ces institutions positives qui , ailleurs , annulent la loi de Dieu ainsi que le dévouement des pères de famille, et tiennent les meilleurs citoyens courbés sous la pratique du mal ^

* En octobre 1789 , Burke exerça, au grand profit de TAngleterre , cette salutaire répression : il réfuta les écrits par lesquels le Revolutionary Club de Londres s'appliquait à propager les aberrations qui se faisaient jour en France. (E. Burke, Réflexions sv^ la révolution de France, p. 2.) zz= 2 Le Monitetir rappelle laconiquement, dans les termes suivants^ un attentat de ce genre commis en France sous le régime de la Terreur. — « N*** demande a que les testaments faits en haine de la révolution soient « abolis. — Mailhe dit qu'il faut remonter à la source du a mal. Il constate que beaucoup de pères ont testé contre (f. des enfants qui se sont montrés partisans de la révolu- « tion. — Prieur : Je demande que la loi se reporte à « juillet 1789. Sans cela, vous sacrifiez les cadets voués à « la révolution ; vous sanctionnez la haine des pères pour « les enfants patriotes. — N*** : Je demande au moins a qu'on abolisse à dater de ce jour. » (Le Moniteur; séance

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