CH. 111 — LA FEMVE ET LE MARIAGE
une haute cour de justice chargée de prononcer le divorce. Elle est exempte de la plupart des inconvénients qu'offrent ailleurs ces sortes d'institutions. Elle est cependant regrettable à deux points de vue : elle est un symptôme de la décadence des mœurs; elle affaiblit dans l'esprit de la nation le principe d'ordre svipérieur qui proclame l'indissolubilité du mariage. Une nouveauté plus dangereuse se propage, en ce moment, sous l'influence d'une classe de lettrés qui s'inspire plus des conceptions émanant de certaines théories d'égalité que des faits attestés par l'expérience du genre humain. En se référant aux inconvénients qu'entraînent, pour les femmes la communauté du mariage, et pour les filles l'isolement du céUbat, les novateurs prêchent l'avènement d'une société dans laquelle la femme deviendrait l'émule de l'homme pour toutes les professions •. On cherche la guérison de ces maux, non dans l'ordre moral qui a été, de tous temps , la garantie du bonheur de la femme , mais dans l'organisation d'un système complet d'antagonisme professionnel. Cette nouveauté n'a jamais offert un remède : parfois elle a fourni un palliatif momentané ; presque toujours elle a eu pour résultat l'aggravation du
^ Depuis plusieurs sessions, la chambre des communes est appelée à statuer chaque année sur une proposition de M. J. Bright, tendant à accorder aux deux sexes le droit de vote dans les mêmes conditions d'âge et de cens.
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mal. Si elle triomphait un jour d^ justes résistances de la nature humaine, elle mettrait à néant l'œuvre divine d'union, dont l'excellence est démontrée par l'expérience et par la raison.