XX PRÉFACE
étendu, la méthode que nous suivons depuis quarante ans, mes amis et moi, pour créer l'œuvre des a: monographies de familles" :&. Ils doivent préluder à leur entreprise par de longs séjours dans les diverses parties du territoire qu'elle doit embrasser. En chaque lieu , ils ont à conquérir une première condition de succès : gagner la confiance des familles qu'ils se proposent d'observer. Presque partout la réussite est certaine , si l'observateur réunit deux qualités : s'il a le caractère sociable; s'il a pour mobile le véritable esprit de la science , l'amour désintéressé de ses semblables. Quand il aura ainsi pénétré dans le domaine de la vie privée , le savant n'aura plus devant lui aucun obstacle : il trouvera ouvertes toutes les voies qui conduisent à la connaissance de la vie publique. Quant au plan de la description, il sera la conséquence naturelle de celui qui aura été suivi pour l'étude : après un tableau préliminaire du territoire occupé par la race et des empreintes que celle-ci y a laissées , la vie privée se présentera en première ligne; elle y occupera la plus grande place alors même que la race qui fait le sujet de l'ouvrage aurait exagéré outre mesure le rôle des gouvernants. Il faut beaucoup de temps pour étudier ainsi
" Voir, dans les Ouvriers des deux mondes (t. iv, p. 15), la Méthode d'observation, dite des Monographies de familles.
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