‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la raceChapitre 156 sur 190 · CH. III — LE TRAVAIL EN COMMUNAUTÉ · texte numérisé non relu

CH. III — LE TRAVAIL EN COMMUNAUTÉ

OÙ les combinaisons commerciales sont simples et de courte durée. Le succès y est dû, en général, au dévouement de gérants habiles qui, sous le régime du travaU individuel , eussent obtenu pour eux-mêmes des situations plus lucratives. Ces gérants, d'ailleurs, en faisant appel aux sentiments qui animent leurs subordonnés, ont exigé d'eux, avec une inflexible rigueur, les bonnes mœurs, l'épargne, la permanence des engagements et l'obéissance. Parties de diverses idées préconçues, les nouvelles communautés ont dû, à leurs dépens, revenir, par un long détour et sous une forte dose de contrainte, aux pratiques qui font prospérer les établissements gouvernés par des patrons dignes de ce nom. Mais les gérants enclins à se dévouer ainsi et capables d'exercer autour d'eux un tel ascendant sont très -rares. Les ouvriers disposés à obéir, dans des établissements qui leur appartiennent, sont plus rares encore. On s'explique donc que les communautés fondées sur ce principe restent à l'état d'exception. Elles attirent seulement cette minime catégorie d'ouvriers qui , par l'élévation de leurs sentiments, se prêtent aux exigences du travail en commun, sans avoir les ressources, les talents ou l'initiative nécessaires pour prospérer sous le régime du libre arbitre. La majorité des ouvriers d'Angleterre et du Continent trouvera plus de sécurité pour ses familles et plus de tolé-

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rahce pour ses défauts , en résumé plus de bienêtre et de liberté, chez les patrons qui s'imposeront la gêne et les sacrifices qu'implique le régime des engagements volontaires permanents. Quant aux patrons, ils seront récompensés de ce retour aux bonnes traditions du travail par les profits, la quiétude et les satisfactions de tout genre qui émanent de la paix sociale".

" Voir à ce sujet deux documents : 1® Rapport sur le nouvel ordre de récompenses, à TËxposition universelle de 1867 ; résumé dans la plupart des ouvrages composant la Bibliothèque de l'Union de la paix sociale ; 2® Rapport sur la situation actuelle de l'ouvrier, d'après les documents soumis au jury spécial de l'Exposition universelle, par M. Léon Lefébure ; Bulletin de la Société d'économie sociale, t. II , p. 565. — Les officiers publics qui ont pour mission de réprimer les abus auxquels donne lieu l'emploi des femmes et des enfants dans les manufactures constatent qu'il n'est pas moins nécessaire de revenir aux pratiques de la coutume en ce qui touche les hommes faits. Us commencent notamment à comprendre les avantages qu'assurait autrefois, aux ouvriers comme aux patrons, la permanence des engagements. Ainsi, dès le début du régime réglementaire organisé en Angleterre (IV, rv), un inspecteur des manufactures signalait les succès obtenus par une usine à fer, dite Consett-iron-works, qui avait remplacé les engagements à la semaine par les engagements à l'année , selon la vieille coutume du Northumberland. [Les Ouvriers européens, p. 211.) — Gomme Commissaire général de l'Exposition universelle de 1867 , à Paris , j'ai constaté , dans les déclarations spontanées de manufacturiers anglais , une tendance vers le retour aux vieilles coutumes de la paix sociale. — F. L-P.

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CE. IV — LES CORPORATIONS DE BIEN PUBLIC tt7

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